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ATTAQUE CONTRE L’ARMEE MALIENNE PAR LES REBELLES TOUAREGS : Quand le MNLA se moque de la communauté internationale

Le 15 mai 2015. C’est une date qui sera inscrite en lettres d’or dans les annales de l’histoire du peuple malien. En effet, c’est ce jour-là qu’est intervenue la signature de l’accord de paix d’Alger entre le gouvernement malien et les différents groupes armés qui le soutiennent. Pour un coup diplomatique réussi, c’en est un pour le président Ibrahim Boubakar Kéita (IBK) puisqu’à l’occasion, une vingtaine de chefs d’Etat, de ministres et de représentants d’institutions internationales ont fait le déplacement de Bamako pour célébrer la paix. Même Robert Mugabé, le ci-devant président en exercice de l’Union africaine (UA) connu pour être très casanier, a tenu à honorer physiquement de sa présence cette cérémonie tant attendue mais dont la tenue paraissait pour le moins incertaine, au regard de la flambée de violence à laquelle on a assisté ces derniers jours au Nord-Mali. Car, quand ce ne sont pas des éléments de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui tendent une embuscade meurtrière aux soldats loyalistes, c’est l’armée malienne, catapultée par ses soutiens de toutes natures, qui attaque les positions des groupes armés radicaux, laissant des cadavres sur le carreau. D’ailleurs, pendant que l’on célébrait la paix à Bamako, les armes pétaradaient au Nord. En tout cas, le tout n’est pas de signer un accord, mais de veiller à son application. C’est bien là tout le défi, surtout que la CMA qui a fait contre mauvaise fortune bon cœur, en paraphant l’accord d’Alger, a refusé de le signer, allant jusqu’à exiger l’ouverture de nouvelles discussions avec Bamako. Alors, que faire ?

Trois soldats maliens lâchement assassinés pendant leur sommeil

Comment prétendre faire la paix si l’un des deux camps en conflit refuse de déposer les armes ? Que vaut un accord de paix dans lequel une partie des protagonistes ne se reconnaît pas ? Autant de questions que l’on peut se poser. En tout cas, si l’on ne veut pas que ce nouvel accord connaisse le même sort que les précédents, la communauté internationale doit se montrer intransigeante vis-à-vis des groupes rebelles qui, à vrai dire, n’ont jamais renoncé à leur projet indépendantiste. Ils y tiennent comme à la sacralité de leurs turbans. La preuve, trois soldats maliens ont encore été lâchement assassinés, pendant leur sommeil, hier 18 mai 2015, par la rébellion touarègue à Doninante, toute chose qui va exacerber les tensions entre Bamako et les groupes rebelles radicaux. C’est pourquoi il faut faire preuve de fermeté, en n’acceptant plus les manœuvres dilatoires du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui consistent à relancer à l’infini les négociations. Car, après des années de pourparlers, on ne sait plus ce sur quoi il faut discuter qui n’ait pas encore été l’objet de discussions. C’est pour cette raison qu’il faut regretter l’intervention du secrétaire général adjoint des Nations-unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, qui demande la poursuite du dialogue entre Bamako et les groupes rebelles. C’est ce qui a valu cette passe d’armes à laquelle l’on a assisté entre lui et IBK lors de la cérémonie du 15 mai dernier. Pourquoi vouloir d’une chose et son contraire ? La CMA serait disposée à aller à la paix qu’elle aurait accepté de signer l’accord d’Alger, quitte à exiger de la médiation la poursuite du dialogue sur certains aspects qui lui paraissent cruciaux et imprécis. Pourquoi donc en a-t-elle décidé autrement ? Et pour ne rien arranger, elle continue de défier la communauté internationale à travers des attaques meurtrières. A quoi sert-il donc de poursuivre le dialogue dans ces conditions? Pour aboutir à quoi ?

Boundi OUOBA

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