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Assises nationales de l’éducation : des propositions pour bâtir une nouvelle école burkinabè

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a procédé à la clôture des Assises nationales de l’éducation nationale, ce samedi 20 novembre 2021 dans l’après-midi. A l’issue des trois jours de travaux, les participants ont fait des propositions et des recommandions, dans le but de refonder notre système éducatif et bâtir une école nouvelle pour notre pays.

Débutés le 18 novembre dernier, les travaux des Assises nationales de l’éducation nationale se sont achevés ce 20 novembre 2021 à Ouagadougou, sur une note de satisfecit général.

Au terme de trois jours d’intenses et riches réflexions, les travaux, placés sous le thème : « Quelles réformes et stratégies d’actions pour développer l’éducation nationale », avaient pour objectif, de refonder notre système éducatif et de bâtir une école nouvelle pour notre pays.

En lien avec les 12 thématiques retenues lors de ces assises, les participants ont proposé de mettre en place un cadre formalisé de dialogue social entre le MENAPLN et toutes les organisations syndicales du secteur de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire, non seulement au niveau central, mais aussi aux niveaux régional et provincial (pour renforcer le dialogue social avec les syndicats de l’éducation).

Ils ont invité à impliquer les communautés dans le relèvement du prestige social de l’enseignant, à travers son accueil et son intégration dans leur milieu de vie (afin de motiver les enseignants pour un bon rendement).

Ils ont en outre proposé d’organiser une campagne de sensibilisation sur la suppression du CEP, car le débat est non tranché jusque-là, et d’ajuster ou resserrer les coefficients.

Comme propositions, ils ont également suggéré d’organiser une campagne de sensibilisation sur la nouvelle formule du BEPC à tour unique, et de relire la loi d’orientation de l’éducation, pour inclure le préscolaire dans la gratuité de l’éducation de base et de renforcer le rôle et la responsabilité des communautés dans le développement de l’école de qualité.

« Créer un cadre national permettant à des sociétés ou particuliers d’accompagner le secteur de l’éducation (octroi de bourses, dons de kits scolaires, parrainages, construction d’infrastructures, etc.) et mettre en place un mécanisme pour la mobilisation des ressources des Burkinabè de l’extérieur (emprunt ciblé auprès de la Diaspora, contributions volontaires, levées de fonds, etc.) et du PPP en faveur de l’éducation », sont aussi les propositions non exhaustives arrêtées par les participants à ce conclave.

Du reste, ils ont recommandé l’adoption diligente des propositions et des actes des présentes assises par le Gouvernement, ainsi que la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation de la mise en œuvre des propositions adoptées.

Les participants aux assises nationales de  l’éducation

Par ailleurs, les participants ont pris la résolution d’accompagner la mise en œuvre des décisions du Gouvernement issues des Assises nationales de l’éducation nationale et d’aider les communautés à s’approprier lesdites décisions et de susciter leur pleine implication dans la mise en œuvre de celles-ci.

Satisfait par la démarche organisationnelle de ces Assises qui a été à la fois inclusive et participative, mais également de la qualité des débats menés dans les différents groupes de travail, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a félicité les organisateurs pour la tenue réussie de cette importante activité et pour l’efficacité dans la conduite du processus ayant abouti à ce résultat.

Selon lui, de par les pertinentes contributions, les participants ont aidé à définir le profil du citoyen burkinabè nouveau.

« La qualité d’un pays se mesure à la disposition de ses habitants à prendre part collectivement et individuellement, à la construction de la cohésion sociale, à la production collective de richesses pour tous, à la défense par tous, de l’intégrité territoriale et à la conscience partagée par tous que chaque acte posé doit l’être pour la collectivité d’abord. Car, nul n’a un avenir s’il ne participe à en donner un à son pays », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne les conclusions et les recommandations issues des travaux, il a instruit le ministre en charge de l’éducation nationale, à élaborer dans de meilleurs délais, une feuille de route de leur mise en œuvre, à soumettre au Gouvernement, mais également de mobiliser l’ensemble des acteurs du système éducatif et du peuple burkinabè, à fonder un pacte national pour une éducation de qualité pour toutes et pour tous.

Enfin, le Chef du Gouvernement a lancé un appel aux élèves, aux parents d’élèves, aux enseignants, aux Burkinabè de l’extérieur et de l’intérieur, aux partenaires techniques et financiers et à toute la communauté éducative, pour qu’ils accompagnent cette nouvelle vision de l’école burkinabè qui permettra au système éducatif, de construire des citoyens au sens plein du terme.

 DCRP/Primature

 

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