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AFRIQUE SUBSAHARIENNE : sa croissance devrait connaître un coup d’arrêt en 2016, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a publié ses projections pour la croissance économique. Le repli sur soi des acteurs mondiaux ralentit le retour à la normale.

 « Les pressions croissantes vers des mesures de repli constituent une menace exceptionnelle pour la croissance mondiale », résume le Fonds monétaire international dans ses nouvelles projections économiques publiées mardi 4 octobre. En l’absence de cataclysme imminent à l’horizon, le Fonds a cependant laissé inchangées ses prévisions de croissance mondiale pour cette année (3,1 %) comme pour 2017 (3,4 %), mais, six ans après la crise financière, l’économie mondiale donne encore des signes de grande « fragilité » et semble bien loin de renouer avec la rapide expansion des années 2000 (5,6 % en 2007).

Pour le cas particulier de l’Afrique subsaharienne, il faut noter que  le nombre de travailleurs qualifiés quittant l’Afrique subsaharienne augmente rapidement et constitue une véritable « fuite des cerveaux » qui pénalise le développement du continent. D’après  le FMI, le chiffre des migrants africains à destination des pays les plus riches pourrait bondir de 7 millions en 2013 à 34 millions en 2050. « L’immigration de jeunes travailleurs qualifiés fait peser un lourd tribut à une région au capital humain déjà rare », commente-t-il. Le FMI note cependant que l’aide financière des diasporas aux proches restés au pays constitue une source importante de devises et de soutien à la consommation locale, qui peut représenter jusqu’à un quart du PIB comme au Liberia.

Malgré cela, la croissance des principales économies du continent devrait connaître un coup d’arrêt en 2016, principalement en raison de la baisse des prix des matières premières. Le FMI prévoit ainsi pour 2016 une croissance de 1,4 % du PIB en Afrique subsaharienne (soit 0,2 point de pourcentage de moins que dans ses dernières estimations de juillet), après 3,4 % en 2015. Pour 2017, l’institution attend une croissance de 2,9 % dans l’ensemble de la région. L’ex-leader économique africain, le Nigeria, devrait enregistrer un recul de 1,7 % de son PIB en 2016, en raison de la baisse de sa production de pétrole, des coupures d’électricité et du manque de confiance des investisseurs. La croissance de l’Afrique du Sud, de retour à la première place des économies africaines, devrait être presque nulle (0,1 %) en 2016, puis de 0,8 % en 2017, en ralentissement par rapport à 2015 (1,3 %).

D’autres pays comme la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Kenya ou le Sénégal, dont la richesse repose moins sur les matières premières, profitent du développement de leur classe moyenne et de la hausse des investissements et devraient afficher cette année des taux de croissance supérieurs à 5 %, selon le FMI.

extrait AFP

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