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Afrique du Sud: 95 Libyens arrêtés dans un camp militaire clandestin présumé

Quatre-vingt-quinze Libyens, venus officiellement en Afrique du Sud pour une formation de vigiles, ont été arrêtés vendredi 26 juillet, soupçonnés de suivre un entraînement dans une ferme proche du Mozambique, apparemment utilisée comme camp militaire clandestin, a annoncé la police. Un raid de la police a eu lieu tôt vendredi à White River, dans la province de Mpumalanga, à environ 360 km à l’est de Johannesburg, non loin du célèbre parc Kruger, a-t-elle précisé.

« Les 95 personnes arrêtées sont toutes de nationalité libyenne et actuellement interrogées par les autorités compétentes », a précisé la police dans son communiqué. Ces Libyens sont arrivés en Afrique du Sud en avril, selon les autorités. « Ils se sont faussement représentés sur leur demande de visa pour l’Afrique du Sud, affirmant venir suivre une formation d’agents de sécurité », a déclaré sur X la porte-parole de la police, Athlenda Mathe.

La police du Mpumalanga « les soupçonne d’avoir reçu un entraînement militaire » et ils ont été arrêtés pour infraction à la législation sur l’immigration, a-t-elle précisé. Dans un communiqué sur Facebook, le gouvernement de Libye reconnu par l’ONU a diffusé « un démenti formel et clair » de tout lien avec ce groupe, assurant vouloir coopérer à l’enquête pour établir l’identité de ses membres.

Sur des images télévisées tournées dans le camp présumé, on pouvait apercevoir des tentes kaki et des sacs de sable, et des groupes d’hommes arrêtés, en tenue civile. Sur la pancarte extérieure, le lieu est signalé comme une académie proposant « un entraînement de sécurité spécialisé », a constaté un journaliste de l’AFP sur place. Aucune arme ni matériel illégal n’a été saisi dans l’immédiat, mais des recherches se poursuivent, a indiqué la police à l’AFP.

Le raid a été lancé deux jours après des renseignements reçus par les autorités à propos de cette ferme, proche du Mozambique et de l’Eswatini (ex-Swaziland), et elles n’excluent pas l’existence de camps similaires dans la région. Pour le groupe arrêté, l’issue devrait être de les renvoyer dans leur pays, a-t-il dit.

Le propriétaire de la société de sécurité dirigeant la structure est un Sud-Africain, a précisé un porte-parole de la police, Donald Mdhluli, à l’AFP. La plupart des Libyens arrêtés ne parlent pas anglais et il n’était pas immédiatement possible de clarifier s’ils sont affiliés à un quelconque groupe, a-t-il dit. « Nous les soupçonnons de délits graves parce que nous avons reçu de nombreuses plaintes de la communauté, y compris pour viol », a précisé M. Mdhluli…

L’Opinion avec AFP

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