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ACCESSIBILITE DES CRECHES AU BURKINA : « inscrire son enfant dans une crèche n’est plus l’apanage des riches mais un droit pour toutes les familles », selon Marie Laurence Ilboudo

La ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, a tenu ce jeudi 17 décembre 2020, une rencontre d’échange avec les responsables des crèches à Ouagadougou. L’objectif était de discuter avec eux, pour prendre connaissance de leurs préoccupations en vue d’un meilleur accompagnement pour le bien-être des enfants et de leurs familles.

 Cela s’impose d’autant plus que selon la première responsable du ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo, inscrire son enfant dans une crèche n’est plus l’apanage des riches mais un droit ou une nécessité pour toutes les familles. En outre, pour madame le ministre, aider les femmes à être davantage des actrices de développement, passe par la promotion des crèches au regard des difficultés qu’elles ont à s’attacher les services des aides ménagères pour s’occuper des enfants. Renforcer et rendre les crèches accessibles à tous devient alors la meilleure option pour que les femmes puissent être plus opérationnelles dans l’exercice de leur fonction formelle ou informelle dans la sérénité et sans soucis quant à la garde de leurs enfants. Madame la ministre a affirmé être disposée à aider les promoteurs et promotrices de crèche, à les organiser et à les accompagner afin qu’elles soient à la portée de tous les ménages. Pour cela, elle promet travailler avec son ministère à affecter plus de ressources financières et matérielles à cet effet pour faire en sorte que les femmes qui amènent leurs enfants sur leur lieu de travail adhèrent au système des crèches.

Pour Mme Kabré née Kabré Bernadette, représentante des promoteurs et promotrices des crèches, la première difficulté du domaine de la garde et de l’encadrement des tout petits est la méconnaissance de ce système de l’enfance au Burkina Faso. Pour elle, l’éducation de la petite enfance est très délicate vue que c’est à cet âge que découle le fondement et l’orientation de son éducation. C’est pourquoi soutient-elle, cela requiert une formation de qualité. Au nombre des préoccupations que connait le domaine de la petite enfance figurent l’accompagnement financier, l’équipement en matériel didactique et ludique nécessaires à l’éducation et au développement de l’enfant (langage, motricité globale ou fine), et le manque de centres de formation, explique la représentante des promoteurs de crèches. De son constat, l’éducation de la prime enfance dans les crèches exige un personnel qualifié et pour la circonstance. C’est un programme aussi sérieux qu’un programme politique, qui demande qualité et quantité renchérit-elle, pour lancer une invite à tous les acteurs à y adhérer pour la réussite de l’entreprise. Elle a terminé son propos en remerciant madame la ministre pour l’initiative qui, selon elle va donner plus de visibilité sur la question des crèches au Burkina. 

Fatimata COMPAORE

(Stagiaire)

 

 

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