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Scission du ministère en charge de l’action humanitaire: Le SYNTAS-BF dénonce des dysfonctionnements

Le Syndicat des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS-BF) était face à la presse ce 16 juin 2022 à Ouagadougou. Il était question de dénoncer les dysfonctionnements observés au sein de leurs ministères respectifs depuis la scission avec l’avènement du MPSR au pouvoir.

l’ex ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire est devenu ministère de la solidarité nationale et de l’action humanitaire et ministère du genre et de la famille depuis l’avènement du MPSR. Une situation qui a semé un cacophonie, selon le SYNTAS-BF car les agents ne savent plus auxquels des ministères ils relèvent désormais. Une chose qui ne facilite pas les travailleurs qu’ils sont. Des explications du SG du SYNTAS-BF, Juste Koumara Logobana, à l’étape du fonctionnement du ministère, «c’est le service minimum, sinon aucun agent n’est occupé de façon concrète». A l’en croire, la scission du ministère en deux n’avait pas sa raison d’être car, dit-il, elle disperse les forces des agents. Et le M. Logobana d’ajouter que les programmes d’activités sont en berne et les actes des carrières des travailleurs sont relégués aux calendes grecques. Pourtant, le nombre de Personnes déplacées internes (PDI) qui nécessitent une assistance humanitaire croit de jour en jour. Selon les données du Conseil national des secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), à la date du 30 avril 2022, c’est au total 1 902 850 de PDI qui ont été enregistrés. Selon le porte-parole du SYNTAS-BF, avec le besoin multiforme d’assistance du moment, il y a urgence et « pour des professionnels que nous sommes, l’Etat devrait procéder à la réorganisation des deux ministères afin de les rendre plus opérationnels».
Le SG du SYNTAS-BF et ses camarades ont également dénoncé l’arrêt des activités sur le terrain et ce depuis maintenant 6 mois. Pire, le syndicat indique être isolé des prises de décisions des autorités, et madame la ministre en charge du genre, refuse toute initiative de la table ronde entre les agents du ministère. Face à la désarticulation du travail social et de la promotion du genre, le syndicat interpelle le gouvernement à revoir sa copie pour éviter la «caporalisation» des outils de travail et l’accroissement des souffrances des populations cibles (ndlr les PDI), invite l’ensemble des travailleurs à se départir de tout corporatisme et à forger l’unité d’action entre professionnels, appelle les travailleurs à rester mobilisés pour tout mot d’ordre que la situation commanderait.

Didèdoua Franck ZINGUE

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