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VIE CHERE AU BURKINA : l’Opposition politique appelle à la réouverture des frontières

L’Opposition politique burkinabè a animé le mardi 14 septembre 2021 à son siège à Ouagadougou en guise de rentrée politique à l’instar de la rentrée gouvernementale intervenue la semaine dernière. Face aux journalistes, le Cadre de concertation de l’opposition politique burkinabè a abordé plusieurs points sur la situation nationale dont la vie chère. Eddie Komboïgo et ses camarades, ont appelé le gouvernement à rouvrir les frontières depuis l’avènement du coronavirus.

La vie au Burkina Faso est marquée de nos jours par une hausse exponentielle des prix des produits de premières nécessités notamment les produits alimentaires. Pour faire face à cette situation qui devient de plus en plus intenable pour les populations, le Chef de file de l’opposition (CFOP), Eddie Komboïgo, estime qu’il faut rouvrir les frontières pour permettre la libre circulation des personnes et des biens. Toute chose qui va contribuer selon lui au soulagement des populations.

Après ce sujet, les conférenciers disent constater avec « regret » la suspension par le gouvernement des lotissements et l’urbanisation des grandes et moyennes villes depuis 2016.

La corruption immobilière est devenue l’apanage des membres du gouvernement. Nous prenons acte de la solution proposée par le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville (MUHV) sur le dossier de Saaba par la proposition d’un audit immobilier. Nous osons espérer que cela n’est pas un simulacre. L’opposition suit avec attention les propositions d’apurement du passif foncier sur toute l’étendue du territoire.

Les orateurs du jour se sont également prononcés sur la polémique autour de la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, le plus grand lycée du pays. L’opposition n’est pas passée par quatre chemins pour dire que la décision du gouvernement a été prise dans «l’improvisation». Pour elle, la position du ministère en charge de l’Education nationale est d’autant «plus incompréhensible, que plus de 2.500 écoles sont déjà fermées du fait de (son) incapacité à assurer la sécurité» du pays, a affirmé M. Komboïgo qui a apporté son «soutien indéfectible aux enseignants, aux élèves et aux parents d’élèves».

Sur le plan des libertés, l’opposition a noté des tentatives de réduire au silence les opposants et les activistes de la société civile par des arrestations «arbitraires et des menaces multiformes». Selon ces conférenciers, «seule la bonne gouvernance et le respect des libertés individuelles, dont fait partie la liberté d’expression, sont les fondements d’une démocratie en construction».

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