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VELLEITES D’UN RETOUR AU COTON OGM: le CCAE dit niet

Le Collectif citoyen pour l’agro écologie (CCAE) a animé une conférence de presse ce 7 février 2018, à Ouagadougou, pour donner sa position sur les  velléités d’un retour du coton OGM au Burkina Faso. Pour l’essentiel, l’on retiendra  que le collectif s’oppose à toute pratique de culture génétiquement modifiée et entend mener la bataille avec tous les moyens républicains.

Le CCAE persiste et signe. Il ne veut pas d’un retour du coton Bt au Burkina, ou du moins de toute culture génétiquement modifiée dans le pays. Le collectif  a encore donné de la voix ce 7 février pour marquer son refus face aux velléités d’un retour à la pratique. Le porte-parole du CCAE, Ali Tapsoba, justifie leur refus du fait que le génétiquement modifié, en plus d’être nuisible pour l’environnement, l’est aussi pour la santé humaine. « La toxine Bt est nuisible pour la santé. Il a été démontré que cette toxine, dans l’organisme, peut passer à travers le placenta des femmes, et peut contaminer le sang humain. Il a été démontré qu’elle peut contaminer les nappes phréatiques, et pour ce qui concerne l’alimentation, elle peut intoxiquer. La preuve est que même les termites refusent de consommer les tiges du coton Bt. Alors qu’elles dévorent les tiges du coton conventionnel. Lorsque vous voyez les insectes refuser de manger quelque chose, c’est qu’il y a un degré de toxicité qui n’épargne pas les humains », a déclaré le porte-parole. Outre les conséquences aux plans sanitaires et environnementaux, la pratique du coton BT a des conséquences économiques. « Le coton burkinabè qui était prisé au plan international, a, depuis que le pays s’est tourné vers le Bt, personne ne voulait l’acheter. Le rendement a baissé…. Avec le coton conventionnel, avec 700 à 800FCFA, vous pouvez acheter la semence pour un hectare de culture. Mais avec le coton génétiquement modifié, le même sac pour l’hectare coutait autour de 28 000FCFA. Voyez vous-même la différence. C’est dire que les firmes n’avaient qu’un objectif : s’enrichir sur le dos des paysans », a-t-il dit.

Au regard de tout ce qui précède,  le CCAE s’est dit prêt à mener la bataille pour  empêcher la pollution des écosystèmes, la détérioration de l’économie et l’intoxication de la population. Il en appelle à la conscience et la responsabilité du gouvernement. Et comme moyens de lutte pour empêcher toute pratique de culture génétiquement modifiée, le CCAE entend organiser des rencontres avec les leaders religieux et coutumiers, les parlementaires, les leaders politiques, les chercheurs, les paysans, les élèves et étudiants. « Nous avons prévu une marche internationale contre Monsanto le 19 mai 2018 au Burkina contre les OGM et pour l’agroécologie. Nous avons prévu des rencontres de résistance internationales pour réfléchir sur la problématique des OGM au niveau africain afin d’adopter des stratégies communes de lutte », a laissé entendre le porte-parole du CCAE.

Pour rappel, c’est à partir de 2008 que le coton OGM a été introduit au Burkina.

Colette DRABO

 

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