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Usurpation du PAJI-NZ : Le Comité de pilotage vent debout contre l’ONG française Média et démocratie

Face à la presse ce 26 janvier 2023, le Comité de pilotage et le personnel du Centre national de presse Norbert Zongo a dénoncé ce qu’il qualifie « d’usurpation » et de « parjure » du Prix africain du journalisme d’investigation-Norbert Zongo (PAJI-NZ) par l’ONG française appelée Médias et démocratie (M&D), qui a initié un prix de la même dénomination au Sénégal. Le Comité a, au cours de ce point de presse, interpellé les autorités sénégalaises, où l’ONG en question organise un prix de la même dénomination.

Tout est parti d’un accord de partenariat entre le Comité de pilotage et le personnel du CNP-NZ et l’ONG Médias et démocratie dans l’organisation du PAJI-NZ. Un partenariat qui a, selon Inoussa Ouédraogo et ses camarades, tourné au vinaigre lors de l’édition de 2021. Pour les membres de comité de pilotage, il y a eu quelques couacs liés surtout à une volonté de M&D d’imposer ses points de vue. Celle de voir tous les prix d’or remis par la délégation française lors de la cérémonie. Ce à quoi le Comité a opposé son refus catégorique. Néanmoins, toujours selon les explications de Inoussa Ouédraogo et ses camarades, ce rififi n’a pas eu un impact sur le déroulé de la cérémonie. A la fin de ladite cérémonie, le comité de pilotage a dit réclamer de M&D, une réunion bilan main en vain.

L’édition de 2022 devrait, quant à elle, selon l’accord passé entre le Comité de pilotage et ses partenaires, se tenir à Dakar. « Mais M&D nous a répondu dans un mail laconique, qu’ils doivent se concerter et nous revenir. Nous avons attendu ce retour en vain », a indiqué Inoussa Ouédraogo. Et finalement, l’édition de 2022 n’a pas eu lieu.

Le Comité de pilotage a également souligné que dans mail adressé au secrétariat du PAJI-NZ, l’ONG M&D a indiqué clairement qu’il n’a pas été satisfait de la manière dont l’édition de 2021 s’est déroulée. Mieux, elle a souhaité ne plus continuer le partenariat. Tout en prenant acte de cette décision du partenaire, le CNP-NZ a regretté le fait que cela soit de façon unilatérale, sans concertation et sans bilan de mise en œuvre de l’édition précédente. Le divorce étant consommé, le Comité de pilotage a donc décidé de poursuivre son aventure en solitaire comme cela se passait auparavant. Et l’organisation de l’édition de 2023 devrait se tenir lors du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) prévu pour octobre 2023.

Le Comité dit être surpris de découvrir sur le net, un communiqué annonçant l’organisation d’un Prix africain du journalisme d’investigation (PAJI) à Dakar avec pour partenaire le CESTI et Africtivistes. Un prix qui a la même dénomination que le PAJI-NZ en prenant soin de supprimer le nom de Norbert Zongo (NZ). Une démarche que le Comité juge « très malhonnête » de la part de M&D qui ne s’est jamais adressé directement au CNP-NZ. Pour Inoussa Ouédraogo et ses camarades, M&D pense pouvoir usurper le PAJI-NZ qu’ils ont promu depuis plus de 20 ans. Ils disent avoir saisi les deux partenaires que sont CESTI et Africtivistes. D’ailleurs, Africtivistes s’est retiré de l’organisation après leur saisine. Ils espèrent que CESTI emboitera également les pas à Africtivistes en se soustrayant de cette aventure d’usurpation orchestrée par M&D car, pour le Comité de pilotage, aucune organisation de défense de médias et de la liberté de la presse ne saurait cautionner une telle pratique.

Le Comité a saisi deux cabinets d’avocats ; un au Burkina et un autre à Dakar, afin de réclamer, non seulement la suspension pure et simple du PAJI lancé à Dakar, mais aussi de poursuivre l’ONG M&D pour usurpation et plagiat.

Le Comité de pilotage et le personnel du CNP-NZ ont lancé un appel aux autorités sénégalaises afin qu’une telle imposture ne se passe plus sur leur territoire. Ils ont enfin appelé l’ONG Média et démocratie à se raviser et à trouver une autre appellation à son prix et à ne pas continuer dans cette aventure « honteuse d’usurpation, de plagiat, indigne d’une structure qui veut faire de l’investigation et de la bonne gouvernance, son cheval de bataille ».

Didèdoua Franck ZINGUE

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