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Travaux d’aménagement à Ouagarinter : Les explications de la Chambre de commerce et d’industrie

Suite à notre article intitulé Ouagarinter : Des camions en stationnement prolongé sur la voie publique, publié le 10 août 2022, la Direction des plateformes économiques et de la facilitation (DPEF) de la CCI-BF (Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso) a réagi. Dans ce droit de réponse, la DPEF revient sur les efforts consentis afin de soulager les usagers de ces plateformes. Lisez plutôt !

« Depuis la mandature 2016-2021, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF) a entrepris la réalisation de nouvelles infrastructures économiques et la réhabilitation des anciennes dans le but d’apporter des services de qualité aux usagers et de garantir une fluidité de circulation des marchandises sur lesdites plateformes logistiques. Ces gros investissements ont fait suite à des études de faisabilité réalisées ; et concernent aussi bien des plateformes situées aux frontières qu’à l’intérieur du pays. Pour le cas de la gare routière internationale de Ouagadougou « Ouagarinter » fonctionnelle depuis 1980, les travaux d’aménagement concernent le revêtement d’une plateforme de 23 000 m2 en pavés de 13 cm.

Dans l’optique de réduire les désagréments durant les travaux débutés en mars 2022 et surtout d’assurer aux hommes d’affaires et aux autres usagers un service continu, d’importantes mesures ont été prises ; il s’agit de : l’aménagement, pour un usage provisoire, de trois (03) sites de repli d’environ 20 000 m2, un à « Ouagarinter» et 2 à la Zone d’activités diverses (ZAD) ; l’orientation par une équipe conjointe (Douane-Chambre de commerce) de certains camions  vers ces sites, de jour comme de nuit ; la libération de certains camions par le système de l’acheminement direct en vue des formalités sur leurs sites pour les importateurs ayant un protocole d’accord avec la Douane ; la récupération des documents de transit des cargaisons aux mains des conducteurs pour les marchandises appartenant à des importateurs remplissant une condition de garantie à cet effet et qui se sont engagés à revenir plus tard pour faire la déclaration d’apurement ; le fonctionnement de la guérite d’entrée et du pont bascule 24h/24 et 7j/7 ; l’extension des horaires de travail du personnel en charge des sorties des camions restant en service jusqu’à la fin des sorties autorisées par la Douane ; le renforcement du dispositif de surveillance à l’intérieur de la plateforme par l’accroissement des effectifs des sociétés de gardiennage, un filtrage des entrées par l’institution progressive de badges d’accès, et par la mise en place d’un système de vidéosurveillance.

Nonobstant ces mesures, des désagréments liés à l’accroissement du trafic ces dernières semaines (10 à 15% soit plus de 3 800 camions à la mi-août 2022), ont été enregistrés. Cela a entraîné une augmentation du besoin d’espace sur la plateforme, conjuguée à l’allongement du temps moyen de stationnement des camions qui est passé de 5 à 20 jours avec des pointes de plus de 30 jours. Cette dernière situation s’expliquant par des difficultés que rencontrent certains importateurs à fournir les pièces nécessaires aux formalités. Cela entraîne, par ailleurs, l’occupation de la voie publique, notamment les lundis et mardis du fait des entrées massives durant le week-end.

Au sujet de la sécurisation des camions en dehors de la plateforme, des sociétés privées de sécurité ont été recrutées pour un service continu 24h/24. Parallèlement, des démarches sont en cours auprès du gouvernement pour une solution structurelle à la question sécuritaire globale de « Ouagarinter ».

Consciente de l’importance de cette plateforme pour l’économie nationale, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso entend poursuivre ses investissements pour une amélioration continue de la qualité des prestations offertes sur l’ensemble de ses plateformes logistiques. Elle salue la contribution qualitative des personnes ressources et de ses partenaires (acteurs de la chaîne de transit, importateurs, transporteurs, transitaires, chauffeurs, etc.) particulièrement l’Administration des Douanes dont le professionnalisme et la qualité de la collaboration constituent des atouts considérables dans la gestion de cette situation conjoncturelle.

Enfin, pour une solution structurelle et définitive, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso envisage la délocalisation de la plateforme de « Ouagarinter » à la périphérie de Ouagadougou, précisément à Tanghin-Dassouri. Le futur port sec multimodal qui regroupera les trafics ferroviaires et routiers, offrira de meilleures commodités aux usagers (liaison par la voie de contournement et les chemins de fer) et une capacité d’accueil nettement plus grande (300 ha contre 26 ha actuellement).

 Direction des plateformes économiques et de la facilitation de la Chambre de Commerce et d’industrie du Burkina Faso »

 

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