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TGI DE DIEBOUGOU : la liberté provisoire refusée à Narcisse Sawadogo et son complice

L’audience correctionnelle extraordinaire sur l’affaire « Armand Béouindé » s’est ouverte le 28 juillet 2020  au Tribunal de grande instance de Diébougou. Les accusés Baguian Alassane et le magistrat Sawadogo Narcisse, tous accusés de tentative d’escroquerie et de diffamation, ont été entendus par le parquet. Excepté les absences du  conseil de Baguian Alassane et du principal plaignant, le REN-LAC, les conseils de Narcisse Sawadogo et de Armand Béouindé ont, chacun, pris la parole pour non seulement faire des observations, mais aussi défendre leurs clients. Après quelques minutes de suspension, l’audience a repris pour la décision du parquet.

A l’audience correctionnelle extraordinaire qui s’est ouverte ce mardi 28 juillet 2020  au Tribunal de grande instance (TGI) de Diébougou sur l’affaire « Armand Béouindé » dans laquelle Baguian Alassane et le magistrat Sawadogo Narcisse sont tous accusés de tentative d’escroquerie et de diffamation suite à la plainte déposé par le REN-LAC auprès du procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou contre eux, Baguian Alassane a, en ce qui le concerne, demandé le renvoi de l’audience en attendant l’arrivée de son conseil qui est actuellement hors du territoire national. Et d’indiquer qu’au cas échéant, il trouvera d’autres alternatives. Les deux accusés ont chacun demandé une liberté provisoire. Des demandes rejetées par le tribunal car, pour le ministère public, la mise en liberté provisoire de Narcisse Sawadogo pourrait provoquer un trouble à l’ordre public, sans exclure la fuite. De l’avis de Me Ouili Dieudonné, avocat de Armand Béouindé, ce procès doit être évacué vite car, explique-t-il, c’est un procès qui doit être relativement simple dans la mesure où un travail préalable important a été fait en termes d’audition de toutes les parties qui sont intéressées et en termes de recueil des éléments de preuves. Un avis que Me Séraphin Somé, avocat du magistrat Narcisse Sawadogo, rejette car pour lui, le procès ne doit pas être évacué mais doit être jugé. Il plaide pour la liberté provisoire pour son client car, dit-il, rien ne justifie sa détention à ce stade du procès. Et d’ajouter qu’aucune raison juridique ne peut justifier encore son maintien en détention. De l’avis de Me Somé, son client offre toutes les garanties de représentation, il ne peut suborner aucun témoin, il ne peut perturber d’aucune façon la bonne marche de cette procédure. Il avoue être déçu de la décision du tribunal qui refuse d’accorder la liberté provisoire à son client. Ce qu’il faut retenir, c’est que le procès a été renvoyé au 14 août prochain.

« Le Pays »

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