ActuBurkina
A la une Edito

SORTIE DE JEAN MARC AYRAULT SUR LA SITUATION SECURITAIRE AU MALI: le langage de vérité de la France à IBK

 Les attaques dirigées contre les forces françaises et les hommes de la MINUSMA deviennent de plus en plus récurrentes au Centre et au Nord du Mali. Les dernières en date auront laissé sur le carreau un soldat français et un casque bleu togolais, le week-end écoulé. La situation est si préoccupante et alarmante que la France a jugé nécessaire de remonter les bretelles à Bamako, à travers le ministre des Affaires étrangères, Jean Marc Ayrault. Ce dernier lui demande de prendre des initiatives pour une meilleure intégration des peuples du Nord. L’on pourrait dire que c’est une manière diplomatique pour la France de signifier au Mali son agacement. En effet, les pertes militaires françaises au Mali étaient estimées à la date du 5 novembre 2016, à 18 soldats : 1 officier, 11 sous-officiers et 6 soldats du rang. Certains de ces soldats sont tombés du fait de l’incapacité des militaires maliens à enrayer les actions des terroristes, les dépôts de mines et autres engins explosifs sur les principaux axes du Nord et du Centre du pays. On a le sentiment que les FAMA (Forces armées maliennes) sont incapables de faire le minimum pour protéger les autres forces qui les soutiennent sur le terrain. Or, un adage dit que « quand on vous lave le dos, vous devez être capable de vous laver le ventre ». L’armée française est en train de payer un lourd tribut au Mali pour son engagement à aider ce pays à retrouver la paix. Pourtant, ce combat est avant tout celui des Forces armées maliennes (FAMA) qui, malheureusement, détalent tels des lapins au moindre coup de feu de l’ennemi.

 

Tant que Kidal sera administrée et contrôlée par les groupes rebelles, il sera difficile de pouvoir pacifier le pays

 

Il faut que le président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) travaille à rendre plus opérationnelle son armée, car la France ne saurait assister éternellement son pays. En tout cas, IBK est interpellé et il a intérêt à se mouvoir d’autant plus que l’Etat islamique (EI) vient d’officialiser sa présence au Sahel. Si malgré le soutien dont il bénéficie, le Mali est incapable de reprendre la ville de Kidal des mains de quelques groupuscules armés, comment pourrait-il faire face à la déferlante djihadiste de l’EI ? Certes, Bamako accuse la France d’être de mèche avec les maîtres de Kidal, ce qui l’empêcherait de déloger les « barbus » et autres anciens coupeurs de bras de cette ville. Mais la vérité est que le Mali n’a ni les moyens ni les hommes pour ramener durablement cette citadelle dans la République. Or, tant que Kidal sera administrée et contrôlée par les groupes rebelles, il sera difficile de pouvoir pacifier le pays. Espérons donc que le langage de vérité de la France à IBK ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd.

Et c’est dans ce contexte qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) vient de publier une vidéo montrant l’exécution de deux Maliens accusés d’être des espions ayant collaboré avec les forces françaises et les autorités mauritaniennes. Ce retour sanglant sur la scène médiatique d’AQMI n’augure rien de bon pour le Mali. Il est le signe que ce mouvement veut reprendre du poil de la bête. Et IBK aurait tort de dormir sur ses deux oreilles.

 

Dabadi ZOUMBARA

Articles similaires

KABONGA A L’EST : deux militaires tués et cinq autres blessés dans l’attaque à la mine

ActuBurkina

SABOTAGE DES INSTALLATIONS DE SOCIÉTÉS DE TÉLÉCOMMUNICATIONS: un réseau de malfaiteurs spécialisés, démantelé

ActuBurkina

MINISTERE DE LA SECURITE : un incendie fait des dégâts matériels

ActuBurkina

2 commentaires

ADAMOU ISSA 8 novembre 2016 at 14 h 56 min

Une attitude très hypocrite de Jean Marc AYRAULT et de sa France dans cet imbroglio malien. Comme en RCA où la France n’a rien réglé en définitive (elle a fini par tourné casaque), elle ne règlera rien au Mali. Au départ l’intervention de la France n’était pas sincère, en tout cas pas pour aider les maliens dans leur effort de réconciliation nationale. Elle a toujours jouer double jeu. Aujourd’hui elle n’en plus les moyens de cette politique ruineuse pour elle. Monsieur AYRAULT, est-ce aux maliens de protéger les soldats français ? Si vous voulais partir, il faut partir !

Répondre
Pomme66 9 novembre 2016 at 13 h 12 min

c’est la france qui arme ces bandits. Je pleure pour les soldats des autres nationalités qui meurent sur ce champ de bataille absurde. Mais les français sont en train de payer pour la cupidité de leurs dirigeants. Tout ce qu’il ya comme délinquants armés dans la zone achètent les armes où? Allons seulement

Répondre

Laisser un Commentaire

ACTUBURKINA

GRATUIT
VOIR