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Sortie de Ablassé Ouédraogo sur la crise au sein de la communauté musulmane : « S’il pense se faire la bassecour, c’est raté » (Simon Compaoré)

La direction du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) était face à la presse ce lundi 17 mai 2021 à Ouagadougou. L’objectif était de faire le bilan des cent jours de Roch Marc Christian Kaboré à la magistrature suprême depuis son réélection en novembre 2020 pour un second mandat. Au cours de ce rendez-vous avec la presse, les conférenciers se sont prononcés successivement sur la crise qui secoue l’éducation depuis l’annonce des réformes scolaires par le gouvernement, la réconciliation nationale et sur la lettre ouverte du 16 mai dernier du Dr Ablassé Ouédraogo sur la crise au sein de la communauté musulmane.

Le parti au pouvoir a animé une conférence de presse pour dresser le bilan  des cent jours du second mandat du président Roch Marc Christian Kaboré. Sans surprise, le MPP a jugé ledit bilan satisfaisant en dépit des récentes crises sécuritaires et sanitaires que traverse le pays des « Hommes intègres ». Pour Simon Compaoré et ses camarades, le MPP est investi d’une mission et « nous devons faire en sorte à ne pas trahir notre programme présidentiel ».

Sur la crise au sein de la communauté musulmane du Burkina (CMBF) et la sortie de Ablassé Ouédraogo sur le sujet, Simon Compaoré n’a pas manqué de voler dans les plumes de ce dernier. En effet,  au lendemain de sa lettre ouverte du 16 mai dernier dans laquelle Dr Ablassé Ouédraogo dénonce une « politisation et tentative de récupération politique par le pouvoir », Simon Compaoré n’est pas passé par quatre chemins pour dire ses vérités au président de Le Faso Autrement. « Si M.  Ablassé n’a pas de défis à relever qu’il se taise. Nous, nous avons des défis et les populations nous attendent. S’il pense se faire la bassecour, c’est raté », a-t-il lancé.

Sur la question de la crise qui secoue le secteur de l’éducation, le président du parti du « Soleil Levant » s’est voulu on ne peut plus clair. « Nous disons au MPP de ne pas inverser les rôles. Que chaque acteur joue sa partition dans l’intérêt supérieur de l’éducation au Burkina Faso afin que les examens de fin d’année se déroulent dans les conditions qui satisfassent toutes les parties, notamment le personnel enseignant, les apprenants, les parents d’élèves et les autorités éducatives »,  a-t-il  laissé entendre ajoutant que le MPP désapprouve « les approches irresponsables d’une partie de la classe politique qui nous éloignent d’une sortie de crise ». Le MPP a dit être solidaire du gouvernement et apprécie positivement toutes réformes qui participent à l’amélioration du système éducatif. Simon Compaoré a appelé les « associations des scolaires à une reprise des cours dans les meilleurs délais ».

Revenant sur la question de la réconciliation nationale en cours au Burkina Faso, Simon Compaoré a rappelé qu’elle ne saura se faire en dehors du tryptique vérité, justice et réconciliation. Pour lui, la visite du ministre en charge de la réconciliation Zéphirin Diabré en terre ivoirienne n’est pas de nature à sauter un pan du canevas du président du Faso sur cette question qui lui est chère.

Quant à l’affaire de la mosquée de Pazani et surtout la décision du gouvernement de céder le terrain litigieux à la FAIB,  le président du MPP a déclaré. « Nous, nous voulons la paix. Si ce qui a été fait permet aux deux parties de vivre ensemble, où est le problème ? Ce n’est pas une défiance à la justice. La décision de la justice ne veut pas dire qu’après la justice, les acteurs ne peuvent pas se parler ».

Didèdoua Franck ZINGUE

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