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SITUATION SECURITAIRE A  L’EST : l’UPC propose l’opération «  Ogapo » pour un retour à la paix dans la zone

Ce 7 mai 2020, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), parti de l’opposition, a animé une conférence de presse au siège dudit parti. L’ordre du jour était principalement axé sur la situation socio-sécuritaire dans la région de l’Est avec les terroristes qui imposent leur diktat dans la zone. Les animateurs, tous des fils de la localité et élus nationaux membres du parti, détaillent sans langue de bois le calvaire des populations.

Ces derniers temps, la situation sécuritaire dans la région de l’Est est devenue très alarmante. C’est en tout cas, ce qui ressort de la conférence de presse animée par les élus nationaux membres de l’UPC.  La situation dans cette partie du pays,  en proie aux attaques terroristes depuis un certain temps, avait même poussé les autorités à initier l’opération « Otapoanu » pour éradiquer le phénomène. Le calme était plus ou moins revenu mais depuis des mois maintenant, la situation sécuritaire s’est aggravée. Pour les conférenciers,  leur sortie ne vise pas à «  dresser un bilan du pouvoir MPP dans la région, mais de porter un regard sur ce qui s’est passé, sur ce qui se passe et ce qui pourrait se passer, si rien n’est entrepris en matière sécuritaire et social, avant la fin des mois à venir. » « Nous voudrions tirer la sonnette d’alarme », ont-ils affirmé. « Aujourd’hui, la situation économique est ralentie à l’Est. Les gens vivent la peur au ventre et le lendemain devient incertain. A ceci s’ajoutent la famine, les maladies et les aléas naturels. Dans presque toutes les provinces  les terroristes ne se cachent plus, ils circulent et narguent les populations. La région de l’Est risque de sombrer dans une instabilité de longue durée si rien n’est fait urgemment pour imposer la paix. Sur le terrain, la région est pratiquement sous le contrôle des terroristes qui ne manquent pas d’arguments pour recruter et gonfler leurs rangs, pour commettre les pires exactions dans une totale impunité », a déploré Ludovic Thiombiano pour qui « les terroristes ont implanté leurs drapeaux par endroits et contrôlent même les pièces d’identités des usagers de la route ». Et d’ajouter que cette situation à pousser les populations à avoir « un sentiment d’abandon de la part des autorités »

L’heure est grave, à en croire les conférenciers qui ont formulé un certain nombre de propositions notamment le lancement  d’une seconde  opération dénommée « Ogapo » (dénouement final » à travers laquelle les FDS et les volontaires de défense vont passer au peigne fin les 5 provinces de la région pour les expurger des terroristes et des grands bandits qui les écument ». Ils ont aussi souhaité « un retour des populations déplacées, une fois l’opération terminée… la création d’un centre de « déradicalisation » ; la prise de mesures de relance économique et d’accompagnement social dans la région et  un retour des agents et des symboles de l’état dans la région »

Gilbert ONADJA

(Stagiaire)

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