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SITUATION NATIONALE : l’UFC pour la mise en place d’une commission vérité-réparation-réconciliation

L’Union des forces centristes (UFC)  a effectué,  le 4 août dernier à Ouagadougou,  sa 6e rentrée politique sous le thème : «  En hommage à Thomas Sankara et aux martyrs de toutes les générations ; quels rôles les révolutionnaires et les démocrates doivent s’assigner pour un meilleur ancrage démocratique pour le Faso post insurrection face à l’impératif de respect des droits humains pour une belle gouvernance ? ». Pour l’occasion, le parti a recommandé la mise en place d’une commission vérité-réparation et réconciliation pour une justice équitable au Burkina.

 4 aout 2011-4 aout 2017. Cela fait 6 ans que l’Union des forces centristes (UFC) est dans l’arène politique  burkinabè. Selon les responsables, l’UFC est un parti politique d’obédience sankariste et profondément panafricaniste créé par les fils et les filles du Burkina Faso qui ont foi à la nécessaire transcendance des clivages idéologiques pour faire face aux nombreux défis du développement dans notre pays. Pour Issa Balima, président national, « l’UFC a été créée au plan national pour manifester son adhésion aux idéaux de la révolution d’aout 1983 sous le leadership du capitaine Thomas Sankara, patriote hors pair, hors catégorie, hors norme qui, au-delà du Burkina Faso, fut une fierté continentale voire mondiale ».

Selon le président, depuis 2011, le pays a traversé des remous socio-politiques d’une violence rarement égalée jusqu’à l’apothéose avec l’insurrection populaire de 2014 fortement réprimée dans le sang. Alors que l’on attendait une véritable politique de réconciliation avec l’avènement des Roch-Salif et Simon (RSS), a affirmé M. Balima, le rêve des insurgés s’est brisé. « Les RSS ne sont en rien moins rusés et en panne d’imagination que leur désormais diable Blaise Compaoré et ne sauraient incarner un quelconque changement et tous ceux qui disent le contraire sont soit hypocrites ou menteurs », a déclaré le président de l’UFC de l’avis de qui « le MPP n’est qu’un problème supplémentaire et non une solution ».  Pour l’UFC, face à l’incapacité du régime MPP à rendre une justice équitable, le parti propose au gouvernement de mettre en place une « commission vérité-réparations et réconciliation en lieu et place de l’inopérant triptyque vérité- justice et réconciliation dont le seul avantage est  de permettre aux différents gouvernements de prendre la réconciliation  en otage ». « Cette commission vérité-réparations et réconciliation permettra aux têtes pensantes et exécutants encore vivants, auteurs des crimes économiques et de sang, de se repentirent humblement au nom de l’intérêt supérieur de la nation au lieu d’être à deux doigts de falsifier l’histoire du pays », a soutenu le premier responsable de l’UFC.

Quant au dossier Djibrill  Bassolet, l’UFC a fustigé non seulement « le refus de la transition déviationniste et divisionniste d’appliquer l’arrêt de la CEDEAO sur l’exclusion » mais aussi s’en est  pris vertement au « régime koglweogo du MPP » qui « s’agite fébrilement sur l’avis onusien dans le cadre de la séquestration politique du général Bassolet qu’il tente de noyer à tout prix par haine et peur politique ».  Pour l’UFC, « le fallacieux et dernier chef d’inculpation dit de trahison » retenu contre M. Bassolé doit « être abandonné pour la crédibilité et respectabilité du Burkina ». Et au président Balima d’appeler la communauté internationale à se donner tous les moyens pour se faire respecter au Burkina au nom de la sécurité des Burkinabè.

Outre cela, l’UFC recommande de baptiser l’aéroport international de Ouagadougou en aéroport international Thomas Sankara afin de rendre hommage à ce digne fils du Faso.

Willy  SAGBE

(Stagiaire)

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