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SIMEON SAWADOGO aux antis  révision du code électoral : « je souhaiterais qu’ils utilisent les voies de recours »

Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, Siméon Sawadogo,  était l’invité du point de presse du gouvernement tenu dans la matinée de ce 27 août 2020. 72  heures après la révision du code électoral par les députés, le gouvernement a jugé, « dans un souci de transparence », d’« apporter l’éclairage à l’opinion nationale et internationale » sur cette modification qui a « requis un large consensus des acteurs politiques » mais passe amèrement au sein d’autres acteurs politiques comme l’Opposition non affiliée (ONA).

A tous ceux qui se plaignent, notamment l’Opposition non affiliée (ONA) pour  qui la modification du code électoral n’a pas fait l’objet d’une large concertation de la classe politique, le ministre Siméon Sawadogo leur répond : « cette modification du code électoral  a requis le large consensus des acteurs politiques ». Pour lui, le « large consensus ne veut pas dire unanimité » mais il reste néanmoins clair que la modification a été voulue par la majorité et le CFOP,  qui « sont les interlocuteurs du gouvernement » et cela selon les textes. « Quand un parti politique a son récépissé, cela veut dire qu’il existe. Il peut être de l’opposition par ses déclarations, mais en ce qui concerne les concertations publiques, nous n’avons pas le choix que de concerter ceux qui sont légalement et légitimement acceptés et actés dans le cadre de la loi. Par conséquent, nous n’avons pas d’autres possibilités que de concerter le CFOP et la majorité pour ce qui concerne le consensus recherché », a déclaré le ministre en charge de l’administration territoriale. Il a exhorté ceux qui parlent d’anticonstitutionnalité à saisir les voies de recours pour trancher. « On me parle d’anticonstitutionnalité. Qu’est-ce qui est anticonstitutionnel? C’est le fait de réviser un code électoral qui est anticonstitutionnel ou le fait de mettre des dispositions permettant aux personnes d’aller s’enrôler, de voter pour les référendums, la présidentielle, les législatives, les municipales qui est anticonstitutionnel? Si on ne peut pas permettre que ces instruments juridiques existent, comment allons-nous faire? Nous sommes dans une situation difficile en matière d’insécurité. Sur la base de cela, allons-nous accepter d’aller à un vide institutionnel? Il faut que nous travaillons à créer les conditions pour que les élections se passent, que nos institutions fonctionnent et sur cette base, nous puissions nous armer moralement et tout ce qu’il faut pour lutter contre les fléaux  qui nous font obstacles. Ceux qui disent que c’est anticonstitutionnel, je souhaiterais qu’ils utilisent les voies de recours. Ils peuvent aller au Conseil constitutionnel, au Conseil d’Etat pour se plaindre », a dit le ministre.

Colette DRABO

photo archives

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