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SCRUTIN DU 22 NOVEMBRE 2020 : Newton Ahmed Barry échange avec les observateurs internationaux

A 48 heures de la tenue des élections couplées, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry, et le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, ont rencontré la délégation des observateurs internationaux, hier 20 novembre à Ouagadougou. Un tête-à-tête au cours duquel les présidents des deux institutions ont donné les informations relatives au processus électoral et ont fait également le point sur les préparatifs du scrutin.

Ils sont de l’Union africaine (UA), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN SAD) et du Conseil de l’entente, présents au Burkina Faso dans le cadre de l’observation des élections du 22 novembre prochain. En effet, le président de la CENI Newton Ahmed Barry a indiqué que c’est environ 70% du territoire qui est concerné par les élections et 15% sous le coup de l’insécurité. Pour lui, c’est près de 860 villages et 15 communes dans lesquels la CENI a enregistré des difficultés quant à la tenue des élections. Il a en outre salué la présence effective des délégations des plus grandes organisations sous régionales dans leur mission d’observation de ces élections. « Cela témoigne de l’intérêt qu’accorde l’ensemble de la communauté internationale sur le scrutin dans notre pays et dans l’ensemble de la sous-région », souligne Newton Ahmed Barry. A l’en croire, la période du scrutin constitue un moment difficile et exaltant pour son institution. Il dit être disposé à mettre tous les moyens à la disposition des observateurs pour leur permettre d’accomplir sereinement leur  mission,  celle d’être témoins du scrutin. Le président du CSC a, pour sa part, présenté les acquis et les innovations engrangées depuis le début du processus afin d’aboutir à des élections apaisées et des résultats acceptés par tous.

La photo de famille à l’issue de la rencontre

 

Et Mathias Tankoano de faire une mention spéciale sur le code de bonne conduite signé par l’ensemble des candidats et le principe de pluralisme à travers l’égal accès aux médias publics.

Les présidents des différentes délégations ont tour à tour eu droit à la parole. Ils ont, à l’unanimité, salué les innovations opérées dans le cadre du processus. Ils ont en outre émis le souhait que cela soit répandu  partout en Afrique. « Cet état de fait selon lequel l’ensemble des acteurs politiques ont accordé leurs violons en mettant l’intérêt des populations au premier plan mérite d’être un exemple pour l’ensemble de nos Etats », a renchéri Kabiné Komara, président de la délégation des observateurs de l’Union africaine. Pour lui, rien ne sert de s’entredéchirer. Les observateurs ont formulé des recommandations que la CENI a dit prendre en compte. Des échanges à bâtons rompus ont permis aux observateurs internationaux d’avoir une idée claire sur l’ensemble des dispositions prises pour la réussite du scrutin. Ils ont intimé la CENI à ne minimiser aucun détail notamment sur les cas de fraudes dénoncés à tort ou à raison par endroits. Un appel qui semble avoir été entendu par les premiers responsables de la CENI et du CSC.

Didèdoua F. ZINGUE

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