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REJET DE TOUS LES CHEFS D’ACCUSATION PAR SIMONE GBAGBO : Il ne reste plus que la conviction intime des jurés  

 

Déjà condamné à 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’Etat, Simone Gbagbo est de nouveau à la barre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ex-Première dame de la Côte d’Ivoire est dans une logique de déni. En effet, elle a nié en bloc toutes les accusations portées contre sa personne, relativement à la crise post-électorale de 2011 en Côte d’Ivoire. De l’assassinat des sept femmes à Abobo à la répression violente de la marche de la Radiotélévision ivoirienne (RTI), en passant par la présence des tristement célèbres escadrons de la mort, Simone Gbagbo a tout balayé du revers de la main. Pour elle, tous ces chefs d’accusation ne sont que pure invention. Ainsi, l’ex-Première dame de la Côte d’Ivoire dit ne pas être au courant des crimes qu’on lui reproche, bien que les faits parlent contre elle. Même la présence des témoins à charge et des familles des victimes, n’aura pas suffi à ébranler celle qu’on décrit comme une dame de fer. Elle refuse toute componction, elle qui avait pourtant une chapelle dans sa résidence.  C’est triste de voir à quel point Simone Gbagbo veut se soustraire à la justice des Hommes. Qu’attend-elle alors comme mansuétude, de la justice immanente ? Pourtant, il faut bien qu’elle réponde de ses actes, et cela au nom de la réconciliation nationale.

Le couple Gbagbo a réussi à se  faire passer pour la victime d’un complot international

En effet, l’entêtement de Simone Gbagbo  à renier son passé tient peut-être au fait qu’elle se dit qu’elle n’a plus rien à perdre, elle qui a déjà écopé de 20 ans de prison ferme. Sans doute aussi se dit-elle qu’il ne faut pas offrir ce plaisir à l’autre camp, en reconnaissant les faits, lequel n’a jusque-là jamais été inquiété pour ses crimes. Et puis, elle sait que son procès est intimement lié à celui de son mari, à La Haye. Ce faisant, reconnaître les faits peut rendre encore plus difficile la tâche à Laurent Gbagbo. Au total, elle pense n’avoir aucun intérêt à faciliter le travail de la Justice.

C’est dire si, pour rendre justice, les jurés n’ont pas d’autre choix que de recourir à leur conviction intime. Il faut le reconnaître, le couple Gbagbo reste soudé, même dans sa descente aux enfers. Tout comme « l’enfant terrible de Mama » qui comparaît à la Cour pénale internationale, l’épouse Gbagbo est dans la logique du déni total. Aussi, le couple Gbagbo a réussi à se  faire passer pour la victime d’un complot international visant à installer Alassane Dramane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Si fait qu’une importante partie de l’opinion ivoirienne, issue du Front populaire ivoirien (FPI) notamment, y croit dur comme fer. C’est pourquoi le couple présidentiel continue de bénéficier du soutien indéfectible  de certains observateurs. Quant à savoir s’ils défendent la cause de la vérité et de la justice, c’est une autre histoire !

Thierry Sami SOU

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1 commentaire

yabsoreé 10 juin 2016 at 14 h 58 min

ELLE ETE DEJAS JUGEE POUR SON ROLE POLITIQUE DANS LA RECHERCHE DE CONSERVATION DU POUVOIR. CETTE FOIS ON LA JUGE POUR CRIMES DE TOUTES SORTES MAIS QUAND MEME. CERTES QUE TOUTES LES PREMIERES DAMES JOUENT DE PROCUREUR DE LEURS MARIS ELUS AUX SUFFRAGES UNIVERSELS MAIS QUAND MEME

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