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RECONCILIATION NATIONALE : « Il faut garantir le principe Vérité, Justice et Réconciliation, selon la nature de chaque dossier », Abdoul Karim Sango

Le Comité de réorganisation du Parti de la renaissance nationale (PAREN) a tenu une conférence de presse ce 8 avril 2021 à son siège à Ouagadougou. L’objectif de cette conférence de presse présidée par le président du comité de réorganisation du parti, l’ancien ministre de la culture, Abdoul Karim Sango, était de faire le point des travaux du comité du dit comité et se prononcer sur certains évènements en lien avec la situation nationale en l’occurrence la réconciliation nationale, l’éducation nationale et les changements climatiques.

Le Comité de réorganisation du Parti de la renaissance nationale après sa mise en place par la lettre circulaire du 3 janvier 2021 et présidé par l’ancien ministre de la culture, Abdoul Karim Sango s’est attelé à la rédaction de nouveaux projets de statuts et règlement intérieur du parti, à l’organisation de tournées régionales pour la mobilisation des militants et sympathisants et à la mise en place du comité d’organisation du prochain congrès extraordinaire. Ce congrès ordinaire est prévu pour se tenir les 28 et 29 mai 2021 à Ouagadougou sous le thème « Forger ensemble un Burkinabè nouveau sur le socle du développement endogène ».

Sur la réconciliation nationale, Abdoul Karim Sango et ses camarades ont fait savoir que le PAREN est bâti sur le socle de la culture africaine dont certaines valeurs les prédisposent à la réconciliation nationale. Lesquelles valeurs sont : Dieu, le pardon, la tolérance et la solidarité. Toutefois précise le président du comité de réorganisation du PAREN, tirant leçon des processus de réconciliation nationale à pas forcés comme ce fit le cas en 2001, propose ceci : garantir le principe vérité, justice et réconciliation selon la nature de chaque dossier ; préserver prioritairement et principalement les intérêts des familles victimes des différents crimes et le jugement accéléré et efficace des dossiers emblématiques en cours de procédures.

Abordant la question de l’Education nationale, Abdoul Karim Sango a invité les burkinabè à se surpasser afin de sauver le système éducatif burkinabè qui souffre déjà de beaucoup de maux. Selon Abdoul Karim Sango, à défaut d’avoir des solutions, l’on ne devrait pas en rajouter. « L’éducation de nos enfants, que ce soit à travers les systèmes formels ou informels de l’enseignement, doit être un sujet qui nous préoccupe et nous engage tous, individuellement et collectivement. L’éducation ne saurait être un sujet de politique politicienne, sauf à faire preuve d’une inconscience maladive. S’il y a des problèmes, ceux-ci devraient pouvoir être examiné de façon objective dans l’intérêt supérieur des apprenants et de la Nation », a-t-il laissé entendre.

Face aux effets des changements climatiques observés par plus d’un Burkinabè, l’ancien ministre de la culture a invité les Burkinabè à une prise de conscience plus aigue des enjeux de ces dits changements en changeant de comportement. « Nos paysans en souffrent déjà car cela se ressent dans les productions agricoles », a-t-il martelé avant d’exhorter le gouvernement à plus d’engagement autour de la question si l’on veut laisser un Burkina viable aux générations futures.

Kiswendsida Fidèle KONSIAMBO

 

 

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