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PROCES DE LA TENTATIVE D’ATTAQUE DE LA MACA : le Parquet du tribunal militaire lève le voile sur certaines « informations erronées »

Quelque cinq jours après le verdict du procès de la tentative d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), le Parquet du tribunal militaire était face à la presse ce 23 janvier 2017 pour  donner son point de vue sur le déroulement dudit procès.

Le procès Ministère public contre Madi Ouédraogo, du nom de celui présenté comme le cerveau de la tentative d’attaque de la MACA, et 28 autres s’est bien déroulé même si quelques incidents de procédure inhérents au déroulement normal d’un procès criminel ont été constatés. C’est en tout cas l’avis du Parquet du tribunal  militaire qui l’a fait savoir lors de son point de presse, ce 23 janvier. Selon le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, ledit point de presse avait pour objectif de « lever toute équivoque sur un certain nombre d’informations erronées volontairement distillées çà et là ». Et comme « informations erronées », le commissaire du gouvernement a pris l’exemple de certains accusés qui ont dit avoir été privés de nourriture pendant 72 heures lors de leur détention à la Police judiciaire (PJ). Selon le commandant de groupement de gendarmerie départementale de Ouagadougou, Sam Ouédraogo, ce sont « des moyens extralégaux qui ne sont plus utilisés depuis belle lurette à la Gendarmerie ».  Il a laissé entendre que tous les inculpés ont été bien logés parce qu’ayant   été  hébergés dans des « chambres propres et bien entretenues » qui servent aux gendarmes lorsqu’ils viennent en mission à Ouagadougou. « Aucun d’entre eux n’a jamais été dans une cellule », a dit M. Ouédraogo.

Concernant leur alimentation,  le commandant Ouédraogo confirme, persiste et signe que les inculpés ont été non seulement bien logés, mais aussi  bien nourris. « Nous avons fait appel à un service de prestation alimentaire  privé et ils avaient droit à  trois repas par jour »,   a-t-il précisé  avant d’ajouter  que  la facture de leur restauration s’élève à 1,7 million de FCFA.

L’existence d’un élément sonore  avait fait grand bruit lors du procès. Selon le commissaire du gouvernement, il est bien réel. « La source qui est venue  dénoncer les faits à la PJ avait été contactée par la bande. Elle a participé à la réunion du 16.  Etant donné que l’acte qui devait être posé n’était pas bon, cette source est venue porter plainte au Tribunal militaire qui a orienté le bon citoyen, c’est-à-dire la source, à tout mettre pour avoir une preuve sonore. Elle est partie à la réunion du 19 et a pu avoir ladite preuve qui a permis d’enclencher les procédures…. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un commencement de preuve », rassure le commissaire Zanré.

Qu’à cela ne tienne,  le commissaire du gouvernement pense  que comme tout procès, celui-ci aura eu une portée pédagogique.

Colette DRABO

 

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