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PROCES DE LA TENTATIVE D’ATTAQUE DE LA MACA : Le dossier renvoyé au 5 janvier 2017

 

Le procès  du caporal Madi Ouédraogo et  autres inculpés pour association de malfaiteurs et détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre, renvoyé au mercredi 21 décembre 2016, n’a pas eu lieu. A la demande du Conseil des accusés, le tribunal militaire a finalement  renvoyé le procès au 5 janvier 2017.

Requête formulée, requête approuvée ! C’est le moins que l’on puisse dire du dossier du Caporal  Madi Ouédraogo et les 29 personnes accusées de  tentative de libération des présumés cerveaux  du coup d’Etat manqué du 15 septembre 2015 à la MACA, renvoyé au 5 janvier 2017.   En effet, à la première audience tenue le 20 décembre dernier, le conseil des avocats des accusés avait demandé à ce que le procès soit reporté à au moins deux semaines, afin qu’il puisse bien s’imprégner du dossier de ses clients et les défendre convenablement. Après moult tractations, le dossier a été renvoyé pour le lendemain, soit le 21 décembre dernier.  Dès l’entame du procès aux environs de 12h14, les avocats des accusés sont restés mordicus sur leur position. Pour eux, la Cour doit faire un procès pour satisfaire le peuple certes, mais il ne faut pas faire un procès pour la forme. Droits dans leurs bottes, les avocats ont dénoncé un «  fétichisme de date » de la part du tribunal afin d’offrir, ont-ils soutenu,  «  un cadeau de Noël à la population ».  Ce qui s’apparente, à leur avis,  à une erreur juridique.  «  Nous  refusons une complicité judiciaire », ont-ils poursuivi. Cela dit, selon Me Arnaud Ouédraogo, l’un des avocats commis d’office, le temps qui leur a été donné par le tribunal ne leur a pas permis de bien prendre connaissance de l’intégralité du dossier de leurs clients. Pour lui, le commissaire du gouvernement doit avoir un agenda caché. « Non ! », a rétorqué le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, qui a souligné que c’est la Cour qui a bel et bien choisi librement la date du 20 décembre pour l’ouverture du dossier.  Il a ajouté ne pas comprendre la requête des avocats, en ce sens que pour lui,  le parquet a pris toutes les mesures possibles pour que les avocats aient accès au dossier à temps. Le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, a aussi affirmé ne pas se reprocher quoi que ce soit et a même dénoncé un excès de demandes des avocats des accusés.

Quid des propos des avocats après le report du procès ?

Donc, a soutenu le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, nous ne comprenons pas pourquoi le conseil croit que nous avons un agenda caché.  « Nous ne voulons pas rester dans des politiques de tiraillements stériles (…). Nous voulons aller au débat», a-t-il insisté.  C’est ainsi que le tribunal a suspendu  la séance  aux environs  de 12h 43.  Après une quarantaine de minutes de concertation, le tribunal a repris la séance aux environs de 13h 24.  A la reprise, le tribunal a décidé de rejeter la demande des avocats des accusés.  Il n’en fallait pas plus pour susciter la colère des avocats qui ont  collectivement  décidé de marquer leur désapprobation, en quittant la salle d’audience. «  Au nom des avocats commis d’office, nous nous déportons du procès », a laissé entendre Me Christophe Birba, au nom de tous les avocats commis d’office. Et il ne restait que les deux avocats choisis, en l’occurrence Me Michel Traoré et Me Abdoulaye Zagré dans la salle d’audience. Constatant l’absence des avocats des accusés au prétoire, le tribunal a finalement décidé de renvoyer le dossier au 5 janvier 2017 pour la suite du procès. De quoi donner des motifs de satisfaction aux avocats qui, par la voix de  Me Arnaud Ouédraogo, n’ont pas  caché leur joie. « On avisera puisque le plus important, pour nous, était d’avoir le temps nécessaire pour assurer la défense de nos clients. Nous sommes en matière criminelle, ce sont des gens qui encourent des peines de mort. C’est une lourde responsabilité pour des avocats, de s’engager  à faire de la figuration dans un procès, parce que vous ne rendez même pas service à vos clients (…). De la tristesse, je pars dans la joie. Nous allons aviser par la suite », a soutenu Me Arnaud Ouédraogo qui a profité de l’occasion pour interpeller la presse  à avoir un esprit de discernement tout au long du procès, afin de donner, a-t-il insisté, la bonne information à l’opinion publique.

« Le Pays »

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