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Prince Zoetaba, artiste-musicien « Bientôt, je vais lancer un nouvel album intitulé « Soldat » »

Prince Zoetaba, le concepteur du « Guindgo » était l’invité de votre média actuburkina.net, dans le cadre de sa rubrique « Vie de stars ». Avec lui, il a été question de son actualité musicale, ses projets à court et moyen termes, de la politique culturelle du Burkina dont il estime ne pas faire assez pour les artistes. Pour lui, la musique ou de façon globale, la culture, a toute sa place dans la lutte contre le terrorisme et de ce fait, ne devrait pas être laissée de côté. Par ailleurs, l’artiste a annoncé la sortie prochaine d’un album intitulé « Soldat » en hommage aux forces combattantes sur le terrain.

Cela fait un bon moment qu’on entend de moins en moins Prince Zoetaba. Dites-nous pourquoi ce silence ?

Ah bon ! (rires). Je ne pense pas que ce soit le cas parce que mon actualité est quand même assez bien fournie. Parce que j’ai sorti un maxi pour soutenir nos Forces de défense et de sécurité, il n’y a pas longtemps. Mieux, je participe à des émissions et je fais aussi des spectacles. Donc je ne pense pas avoir disparu comme des gens le pensent.

Vous avez commencé la musique depuis 1990. Combien d’albums totalisez-vous à ce jour ?

Je totalise six albums. Le premier sorti en 1999, le deuxième en 2000, le 3e en 2006, le 4e en 2011, le 5e en 2014 et le 6e en 2020.

Justement, concernant votre dernier album, « Zoodo » sorti en 2020, comment se comporte-t-il sur le marché ?

L’album  « Zoodo » s’est très bien comporté puisqu’après sa sortie, j’ai eu pas mal de tournées notamment à l’intérieur. A l’international, il y en a eu également notamment au Mali, au Togo et au Bénin. Je dirai que Prince Zoetaba continue de faire son petit bonhomme de chemin.

Vous avez initié un concept qui est le « Guindgo », parlez-nous de ce concept et dites-nous si les Burkinabè l’ont adopté ?

Le « Guindgo » est une fusion de plusieurs folklores burkinabè avec un peu de sonorités d’ailleurs. L’objectif était de contribuer à ce qu’au Burkina, nous puissions avoir aussi une musique à connotation urbaine propre à nous avec sa danse qui l’accompagne. A l’époque, ce n’était pas facile mais après ma chanson « Ting Tang », le concept était beaucoup connu un peu partout. Les Burkinabè ont adhéré parce que quand on met ma musique, les gens savent comment la danser. Mais le souci est que mes collègues musiciens burkinabè n’ont pas suivi, ce qui a fait que le concept n’a pas pris comme il se devait alors que mon objectif était que mes collègues musiciens emboitent le pas pour que dès lors qu’on parlera du «Guindgo », que l’on sache d’où ça vient. Mais je ne me suis jamais découragé, je continue dans la lancée. Il est vrai qu’il y a des jeunes qui essaient de le faire, certains le font mais ne parlent pas du «Guindgo» mais quand on écoute, on sent que c’est cela. Mais l’un dans l’autre, je suis satisfait de ma création et ce n’est pas encore fini puisque je suis toujours sur la scène musicale et peut-être que des collègues vont s’y intéresser et pourquoi pas essayer de l’améliorer afin que cela soit comme j’ai toujours rêvé.

Que pensez-vous de la musique burkinabè aujourd’hui dans son ensemble ?

 

Depuis 2016, le Burkina traverse une crise sécuritaire sans précédent. Comment vous, en tant qu’artiste, vivez-vous cette situation ?

Nous vivons cela très difficilement comme dans tous les secteurs d’activités du pays. C’est très difficile pour nous artistes parce que nous sommes des gens qui tournons un peu partout et parfois, quand il n’y avait pas de spectacles, on s’arrangeait avec certains organisateurs dans les provinces qui organisaient des concerts et quand on faisait cela, on revenait avec de l’argent. Mais tout cela n’est plus possible, car actuellement, on ne parle que de la guerre. Tous les esprits sont sur comment nous allons vaincre le terrorisme qui freine le développement du pays. Ce qui fait que sur le plan musical ou culturel de façon générale, on a mis cela de côté. Alors que nous pensons que la culture peut apporter sa contribution dans la lutte contre le terrorisme mais malheureusement, nos autorités n’ont pas encore bien perçu cela. Mais j’espère que l’on pourra se rattraper parce qu’à travers la  sensibilisation, on pourra ne serait-ce que convaincre nos jeunes frères qui s’engagent dans le terrorisme, à ne plus le faire. On pourra aussi, naturellement, à travers la culture, galvaniser nos forces combattantes qui vont foncer de façon honorable pour libérer le pays.

 

L’artiste-musicien, Prince Zoetaba

Prince Zoetaba mène-t-il une autre activité en dehors de la musique ?

Oui, j’étais un commerçant avant de me lancer dans la musique. On souffre toujours pour ce qu’on n’aime sinon mes promotionnaires commerçants avec qui j’ai commencé, sont devenus aujourd’hui des multimillionnaires, mieux, des milliardaires. Mais ma passion pour la musique a fait que de temps en temps, je puise dans mon argent de commerce pour pouvoir financer ma musique. En dehors de cela, je mène d’autres activités qui me permettent de pouvoir joindre les deux bouts. Bien sûr que la musique aussi m’apporte beaucoup mais comme dans le jargon on nous appelle les vieux pères, il faut que quand les jeunes frères nous voient, ils aient l’envie d’emboiter nos pas.

Quels sont vos projets à court et moyens termes ?

Bientôt, je vais lancer un nouvel album « Soldat » accompagné d’un clip vidéo. On prévoit de faire un concert live pour le lancement et inviter la presse et les fans de Prince Zoetaba à venir découvrir l’album. Tout le monde sait que quand je sors un album, c’est que c’est bien mûri et qu’il y a beaucoup de choses qui peuvent contribuer à améliorer notre situation au Burkina.

Quel est le message que vous avez à adresser à vos milliers de fans ?

 

Interview réalisée par Colette DRABO

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