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PRESIDENTIELLE GABONAISE : Une campagne qui s’annonce explosive

 

La campagne électorale pour la présidentielle gabonaise qui s’ouvre le 13 août 2016, s’annonce électrique. C’est le moins que l’on puisse dire. Car, il n’y a pas longtemps, l’actualité gabonaise en rapport avec cette présidentielle, était dominée par le débat sur la filiation du président-candidat, Ali Bongo. En effet,  l’opposition politique l’a mise en doute, arguant que le président n’est pas gabonais, et de ce fait, ne doit pas prétendre diriger le pays. Cette stratégie qui visait à barrer la voie à Ali Bongo, n’a pas prospéré, puisque la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt qui lève le doute sur la nationalité gabonaise du président. On se souvient que l’opposant André Mba Obame avait lui aussi été taxé d’être équato-guinéen et accusé d’avoir amputé une partie du territoire gabonais au profit de la Guinée équatoriale. Ces derniers temps, un autre sujet défraie la chronique. Au centre du débat : Frank Ping, fils de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, que le pouvoir accuse d’avoir trempé dans une affaire de passation de marchés avec des  Chinois, au moment où son père était ministre des Affaires étrangères gabonaises du temps du président Omar Bongo.

La classe politique gabonaise semble avoir occulté les questions de fond

Il y a lieu de craindre que le tissu social gabonais déjà très mal en point, s’effiloche davantage. En lieu et place de programmes de société convaincants et défendables, la classe politique gabonaise en campagne électorale, semble ainsi avoir occulté les questions de fond pour ne s’intéresser qu’à des « débats de caniveaux ». Quel dommage ! Cela dit, le président sortant, Ali Bongo, lui-même candidat, est allé inaugurer un port, à la veille de la campagne électorale. Ce qui ressemble fort à une campagne politique déguisée, donc déloyale. Cet acte va à l’encontre des règles du jeu démocratique, qui veulent que tous les candidats soient logés à la même enseigne.

Quant à l’opposition qui s’est dressée unanimement contre Ali Bongo, elle n’a pas de projet d’unité d’action dans sa volonté de réussir l’alternance au sommet de l’Etat. Or, Ali Bongo a un bilan à défendre. Et pour ne rien arranger, pendant qu’Ali Bongo a entrepris d’aller au charbon, l’opposition a donné le sentiment de s’être trompé de combat. Elle risque tout simplement d’assurer, sans le vouloir, le succès du président sortant,  quoiqu’il soit connu de tous que l’ingénierie de la fraude à l’élection présidentielle, jusqu’ici, assure la victoire de Ali Bongo.

Lonsani SANOGO  

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