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PARTENARIAT CSC/HACA : Pour un meilleur monitoring des médias

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) et la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) du Royaume du Maroc ont procédé à la signature d’un partenariat, le 9 juillet dernier à Ouagadougou. Un partenariat qui permettra de renforcer l’installation du système du monitoring adapté aux médias au Burkina. La cérémonie de signature est intervenue en  présence du ministre de la Communication et des relations avec le Parlement et de bien d’autres personnalités. 

 

 Malgré l’existence de 152 stations de chaînes radios et de 29 chaînes de télévisions réparties sur l’ensemble du territoire national, le CSC ne dispose pas de système de monitoring adapté. Ce qui crée d’énormes difficultés dans le contrôle et la maîtrise de l’information. C’est pour aplanir ces difficultés que le CSC a  décidé de sceller un partenariat avec la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) du Royaume du Maroc. Selon Mathias Tankoano, président du CSC, l’acquisition de la solution marocaine est le fruit d’une excellente coopération entre le président du Faso et le Roi du Maroc, et l’accompagnement de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Pour lui, la cérémonie dédiée à la signature de la convention entre la HACA et le CSC vient rappeler toute l’importance de la coopération Sud-Sud, la collaboration entre institutions.

 

Un contexte aux multiples défis

 

Le président  du CSC a dit mesurer l’importance de l’acquisition de ce nouveau matériel de monitoring des médias dans le paysage médiatique au Burkina, surtout dans un contexte aux multiples défis. Et de citer entre autres défis majeurs, le contexte sécuritaire qui, a-t-il dit, veut que les populations soient informées, les échéances électorales en vue et surtout la montée en puissance de nouveaux supports de communication dont les contenus menacent parfois le socle de l’unité nationale. Pour le président du CSC, avec la montée fulgurante des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le contrôle de l’information sociale devient un impératif majeur. Mathias Tankoano a souligné  que le régulateur n’est pas un censeur, mais celui-ci permet de garantir la liberté d’information juste au citoyen. « C’est ce qui permet de consolider la cohésion sociale, le vivre- ensemble », a-t-il signifié. Il a exhorté le personnel affecté à la tâche de monitoring à prendre soin de l’outil à la pointe de la technologie et pour lequel d’énormes sacrifices ont été consentis pour son acquisition. « Aucun outil de travail si performant qu’il soit ne peut être efficace sans des femmes et des hommes dévoués au travail », a-t-il indiqué. Pour sa part, la présidente de la Haute autorité de l’audiovisuelle (HACA) du Royaume du Maroc, Latifa Akharbach, a soutenu que la signature de ce partenariat entre les deux institutions, était le symbole d’une excellente relation entre Ouagadougou et Rabat.

 Selon elle, la dynamisation et la régulation des médias ont permis une avancée significative dans le processus de la démocratie. Et de signifier que  de nos jours, la population a besoin d’informations. De ce fait, il  devient un impératif de contrôler l’information, a-t-elle souligné. A son avis, la solution informatique marocaine vise à contrôler l’information au niveau interne et de la rendre également accessible aux populations afin de répondre à leurs attentes. « Nous sommes dans une transition numérique et il faut adapter le matériel au temps », a-t-elle dit. La présidente de la HACA a félicité les autorités burkinabè pour leurs expériences et leur dynamisme dans la régulation du secteur des médias.    

 

  1. Z

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