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OGDES, artiste-musicien burkinabè : « je reste convaincu que j’irai loin dans ma carrière »

Il vient de rejoindre la grande famille du showbiz burkinabè rien qu’en février 2024. Avec deux singles à son actif, cet ancien étudiant de l’université Joseph Ki-Zerbo a plus d’une corde à arc. En plus de la musique, le natif de Manga est coiffeur et dispose, à ce jour, de deux salons de coiffure dans la ville de Ouagadougou. Lui, c’est Augustin Sedgo à l’état civil avec pour nom d’artiste Ogdes, l’inverse de son nom de famille. Lors d’un entretien réalisé le 16 avril dernier dans les locaux de actuburkina, l’artiste Ogdes a bien voulu se prononcer sur les raisons qui l’ont poussé à abandonner ses études universitaires, ses premiers pas dans la musique et ses projets. Pour lui, tant qu’il bénéficiera de conseils et de soutiens, il ira loin dans sa carrière.  Lisez plutôt !

Vous venez fraichement de rejoindre la grande famille musicale burkinabè. Racontez-nous votre histoire avec la musique ?

Mon histoire avec la musique a commencé depuis mon enfance. Quand j’étais tout petit, j’aimais beaucoup écouter la musique et cela me donnait l’envie d’être un artiste pour véhiculer des messages, conscientiser la jeunesse mais aussi faire danser les gens. J’ai gardé cela en moi et aujourd’hui je suis en train de le réaliser.

 C’est le 20 février dernier que vous avez présenté vos deux singles à savoir « Yam Yankré » et « Guirma » à l’opinion. De quoi parlez-vous dans ces chansons ?

Tout d’abord, « Yam Yankré » le choix. Le choix de faire ce que l’on veut, ce que l’on désire. Moi j’ai fait le choix de chanter, de faire la musique. Dans cette chanson, j’encourage mes frères et sœurs à se battre pour sortir toujours fiers. Quant à la chanson « Guirma », elle renvoie à la sape. Là, j’ai fait un clin d’œil aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi qu’à nos mamans et sœurs de la brigade verte qui se privent de leur sommeil pour débarrasser nos rues de leurs saletés. S’il n’y a pas de propreté, il n’y a pas de sape. Sans paix également, pas de sape. Seul le travail nourrit l’homme. Si tu choisis de travailler et que tu as ton argent, tu peux te saper comme tu veux. C’est tout ce que je dis dans cette chanson «  Guirma »

Depuis la sortie de tes deux singles, comment se comportent-ils sur le marché ?

En tant que débutant dans le milieu, je rends grâce à Dieu parce que depuis que je les ai présentés à l’opinion, je peux dire que ça va. J’arrive à avoir des prestations, des passages dans des émissions. Ce n’est pas à tout moment mais ça va.

Selon nos informations, vous avez abandonné vos études universitaires pour vous consacrer à la coiffure que vous maitrisez. Parlez-nous en…

J’ai eu mon BAC en 2018 et j’ai été orienté en Sciences de la vie et la terre (SVT) à l’Université Joseph Ki-Zerbo. L’université étant un autre monde, si tu n’as pas de soutiens, tu es contraint de chercher quelque chose à faire pour joindre les deux bouts. C’est pourquoi j’ai suspendu mes études pour l’instant le temps d’y revenir. C’est ainsi que j’ai créé mon salon de coiffure à Bassinko, en 2020. Petit à petit, en 2022, j’ai pu ouvrir un 2e salon et j’ai laissé le 1er entre les mains de mon petit frère. Ce n’est pas parce que je gagne beaucoup dans la coiffure mais, au moins, j’arrive à satisfaire certains besoins.

L’artiste-musicien, OGDES

Est-ce à dire que vous avez l’intention de reprendre vos études après ?

Bien sûr. Je compte continuer mes études après.

Avec cette nouvelle corde à votre arc, qui est la musique, pensez-vous que ce serait facile de reprendre vos études ?

Il n’ya de problème. Pour moi, l’université est un lieu de recherches et la musique aussi c’est la recherche, donc les deux peuvent aller ensemble sans problème.

En tant que nouveau venu dans le showbiz, bénéficiez-vous du soutien et de l’accompagnement de certains artistes ?

Oui, je bénéficie du soutien de certains artistes comme mon vieux père CS Bazaro (artiste-musicien) qui me donne des conseils et me trouve des scènes pour prester. Lors de ses 20 ans de carrière musicale, j’ai eu à prester au CENASA ainsi que sur pas mal d’autres scènes.

Dans quel registre musical évoluez-vous ?

Je suis un artiste de variété. Je suis fan de plusieurs artistes évoluant dans divers genres musicaux. Il y a Smarty, Floby, etc qui ne font pas le même genre musical mais pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Et si vous écoutez mes deux singles, vous verrez que ce ne sont pas les mêmes rythmes.

 Comment voyez-vous votre carrière dans 5 ou 10 ans ?

Je ne peux rien dire car tout est entre dans les mains de Dieu. La musique burkinabè n’est pas trop soutenue et nous, en tant que jeunes, avons besoin de conseils, de soutiens sous toutes ses formes. Voilà que vous m’avez invité aujourd’hui, c’est un énorme soutien et je vous en remercie. C’est ce dont nous avons besoin. Si je bénéficie de soutiens, je reste convaincu que j’irai loin dans ma carrière pour le bonheur de la culture de mon pays.

Quels sont vos projets ?

Pour cette année 2024, je compte sortir 2 singles sur fonds propres mais si des gens de bonne volonté me viennent en aide et me soutiennent, je pourrai aller au-delà de deux singles. Je compte aussi faire la promotion de ma musique notamment faire un « tour Guirma » ou encoure un tour de la sape dans quelques quartiers de la ville de Ouagadougou ainsi que dans la ville de Manga, ma ville natale, pour mieux me faire connaitre.

Quel est votre message à l’endroit du public burkinabè ?

 

Propos recueillis par Colette DRABO

 

 

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