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MODEM : le nouveau mouvement créé par les transfuges de l’UPC

La cérémonie officielle de lancement du  Mouvement démocratique (MODEM) est intervenue ce 29 octobre 2020 dans la cuvette du Palais de la Culture Jean-Pierre Guingané, à Ouagadougou. Ces premiers responsables ne sont autres que les démissionnaires de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui se sont unis pour prôner la vraie démocratie, selon eux.

 C’est officiel,  l’ex-directeur de campagne de Zéphirin Diabré, Nathanaël Ouédraogo,  et Justin Compaoré connu sous le nom de Poé Naaba, ex-président du groupe parlementaire UPC, qui ont tous quitté le navire UPC récemment, viennent de procéder au lancement leur mouvement dénommé « Mouvement démocrate » à la veille des élections législatives et présidentielle de 2020. Selon le Poé Naba Tanga, la création du MODEM est liée à la volonté de participer à la résolution des problèmes de l’heure au Burkina Faso. Selon lui, le MODEM se veut un outil de proposition et de projet de développement. A l’en croire,  très bientôt et après un examen minutieux des projets et programmes de société des différents candidats, le MODEM fera son choix à travers un appel. « Le MODEM, à travers vous, compte donner l’expression de son choix libre en ce qui concerne les élections de 2020 », a-t-il indiqué.

Le Coordonnateur du mouvement, Nathanaël Ouédraogo, a tenu à s’excuser  auprès de ses compagnons de lutte durant les 10 ans passés à l’UPC. « Je pense qu’à un moment donné de ta vie, il faut faire un choix », a-t-il laissé entendre. Il s’est excusé pour tous les manquements qu’il a pu avoir  vis-à-vis de certaines personnes durant ces années passées à l’UPC de Zéphirin Diabré. Il a en outre révélé que lui et ses camarades ont quitté la barque de l’UPC parce qu’il n’y avait pas de démocratie et de bonne gouvernance. « C’est dommage que le fait de démissionner ait été mal interprété par l’opinion », a-t-il déploré. Selon Nathanaël, l’épisode des démissions est loin d’être terminé. A l’en croire, il y en aura dans les prochains jours. Malheureusement, « les démissions à l’UPC n’ont pas commencé aujourd’hui, et quand vous quittez librement le parti, vous quittez avec la haine, le mensonge, la calomnie, des menaces et des insultes », a-t-il déploré. Nathanaël Ouédraogo a tenu à préciser que le Mouvement MODEM n’est pas un parti politique pour le moment mais il peut le devenir si telle est la volonté des militants. Il a laissé  entendre que « dans les jours à venir, le MODEM se structurera dans tous les  arrondissements et  secteurs, dans les provinces, les villes et quartiers partout Burkina ».

 Didèdoua F. ZINGUE

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