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MATDCS : l’ANAG, le nouveau-né du syndicat des administrateurs civils

Un nouveau syndicat pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale de la décentralisation et de la cohésion sociale (MATDCS) dénommé Alliance nouvelle administration générale (ANAG) a vu le jour. L’information a été donnée ce 9 janvier 2021 à Ouagadougou au cours d’un point de presse à l’issue de son tout premier congrès constitutif.

 

 L’Alliance nouvelle administration générale (ANAG) est le tout nouveau-né du monde syndical burkinabè pour défendre les droits des administrateurs civils, secrétaires et adjoints administratifs. L’information a été portée à la presse au cours de son congrès constitutif suivi de l’élection des membres du bureau exécutif et de son installation ainsi que le lancement de ses activités. Selon le Secrétaire général de l’ANAG, Jean Pascal Baouendsom IMA, à sa création, la structure compterait déjà 975 travailleurs sur les 2300 que compte ce corps. En l’en croire, les adhérents sont issus de toutes les régions du Burkina. Un nombre qui pourrait connaitre une augmentation les jours à venir.

Sur les raisons qui ont prévalu à la création de l’ANAG alors qu’il existe déjà le Syndicat national des administrateurs civils, Secrétaires et Adjoints Administratifs du Burkina (SYNACSAB), Jean Pascal IMA donne des explications. Selon lui, la naissance de cette structure syndicale fait suite à l’échec cuisant du SYNACSAB à défendre convenablement les intérêts des travailleurs du MATDC. « Le SYNACSAB a travaillé à diviser le corps des administrateurs par des pratiques malsaines telles que le favoritisme, le mensonge, les fausses promesses, et l’utilisation du syndicat à des  fins d’intérêts personnels », a expliqué Jean Pascal IMA.

De son avis, l’ANAG veut défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs en tout temps et en tout lieu, contrairement aux autres syndicats de l’administration civile notamment le SYNACSAB dont l’ANAG est le fruit, mais qui fonctionnerait « comme des copains, qui ne défendent pas les droits moraux et matériels des travailleurs, mais plutôt un canal pour eux, soit pour atteindre l’autorité pour leurs propres intérêts, soit un canal de favoritisme dans lequel, seule la voix des responsables compte », dixit le SG de l’ANAG. Pour lui, il faut rompre avec les vieilles attitudes du genre à saper les objectifs des luttes syndicales. C’est pourquoi la nouvelle structure veut créer un espace commun d’expression libre pour le personnel, susciter et promouvoir l’union, la cohésion et la solidarité au sein du personnel, défendre les intérêts de tout le personnel du MATDC, initier ou participer à toute initiative tendant à l’amélioration du cadre de vie et de travail du personnel, veiller au respect de la déontologie du personnel, contribuer au renforcement des capacités professionnelles et syndicales du personnel, veiller au respect de l’équité, la compétence et la transparence dans la promotion et le mouvement du personnel et surtout contribuer à la promotion du personnel des emplois d’administrateur civil, Secrétaire administratif, Adjoint administratif et les autres emplois du MATDCS. « L’ANAG ne saurait être utilisée par ses membres comme instrument de vengeance ou bâton de punition d’un administrateur ou d’une quelconque hiérarchie. Le seul objectif qui mérite d’être poursuivi est celui de l’amélioration des conditions de vie et de travail des administrateurs et du personnel de soutien du ministère », a conclu Jean Pascal IMA.

 

Didèdoua Franck ZINGUE

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