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Lutte contre le terrorisme au Sahel : l’opposition pour une forte implication de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU

La crise sécuritaire que connaissent les pays du Sahel était au menu de la conférence de presse de l’opposition, animée ce 9 novembre 2021 à Ouagadougou. Face aux journalistes, l’opposition a interpelé la CEDEAO, l’UA et l’ONU à s’impliquer fortement dans la recherche de solutions urgentes et efficaces à la dégradation de la situation sécuritaire.

L’opposition politique déplore l’insuffisance d’implication de la communauté internationale face au drame qui se joue dans les pays du Sahel depuis plusieurs années. Elle l’a signifié lors de sa rencontre avec la presse ce 9 novembre 2021 à Ouagadougou. Face à la dégradation de la situation, elle a exhorté la CEDEAO, l’UA et l’ONU à s’impliquer fortement   dans la recherche de solutions urgentes et efficaces avec les peuples, afin d’endiguer l’insécurité galopante qui risque de s’étendre au reste des pays de la sous-région. Une sous-région dont l’opposition demande la réouverture urgente des frontières terrestres, notamment celles de tous les pays membres de la CEDEAO afin de faciliter la circulation des personnes et des biens et de stopper l’asphyxie économique qui se profile à l’horizon. « Nous voulons une CEDEAO des peuples et non une CEDEAO des chefs d’Etat », a déclaré le Chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo pour qui le Burkina Faso en tant qu’un pays déjà enclavé, ne saurait vivre en autarcie.

Sur la situation nationale, il a indiqué que jamais le pays « n’a été aussi malade » que sous le régime actuel. Dégradation de la situation sécuritaire, alimentaire, économique, bref c’est un tableau sombre qui a été présenté par les conférenciers. « Non!  Trop c’est trop! », a martelé Eddie Komboïgo selon qui, « la situation sur le terrain n’a fait que se dégrader tragiquement ». Et de prévenir que « l’opposition et le peuple burkinabè se sauraient tolérer davantage cette situation ». D’ores et déjà, l’opposition exige entre autres, la prise de mesures urgentes, adéquates et vérifiables contre la vie chère, la prise de mesures immédiates pour l’acquisition de vivres sur le marché international pour parer à la famine qui s’annonce à grands pas dans les mois à venir. Sur le point précis de la crise sécuritaire, elle a exigé la mise en place, dans les meilleurs délais, d’une commission composée d’experts afin d’évaluer la qualité du matériel militaire acquis au profit des Forces de défense et de sécurité et s’assurer de la qualité de la flotte aérienne relativement aux informations circulant sur la qualité et les conditions d’acquisition des avions militaires.

Colette DRABO

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