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Journalisme sensible au genre : Des hommes et femmes de médias outillés

Le Réseau ouest-africain des journalistes engagés pour la promotion du genre (ROAJEG), en collaboration avec Oxfam Burkina, a organisé, le 5 novembre 2022, à Ouagadougou, un atelier avec pour objectif de renforcer les capacités de journalistes sur le journalisme sensible au genre et le traitement journalistique des sujets liés aux Violences basées sur le genre (VBG). Ils étaient une trentaine de professionnels de médias à avoir pris part à cet atelier.

Encourager les journalistes à s’intéresser davantage au journalisme sensible au genre et à produire surtout des œuvres journalistiques liées aux VBG. Tel est le vœu cher du ROAJEP en initiant cet atelier de formation auquel une trentaine de journalistes a pris part. « On a constaté que les journalistes, de façon générale, ne savent pas dépister les VBG. On les a donc outillés pour qu’ils puissent mieux reconnaitre les VBG pour mieux les traiter. Ce sont des thématiques qu’on trouve dans nos sociétés.  Nous avons donc encouragé les journalistes à s’intéresser davantage au journalisme sensible au genre, en produisant des articles en lien avec les questions de VBG », a expliqué Augustin Tapé, coordonnateur général du ROAJEG. A l’en croire, le réseau qui a été créé en 2021, est présent dans 4 pays (Burkina, Bénin, Côte d’Ivoire et Mali) mais entend s’étendre d’autres pays francophones d’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal, le Togo, le Niger, la Guinée.

Pour ce qui est de la formation proprement dite, trois thématiques ont été développés au profit des participants.  Les généralités sur le genre et quelques notions connexes au genre ont été détaillées par l’experte en genre et média, Isabelle Otchoumaré. Selon elle, il y a une différence entre le sexe et le genre. Le sexe, a-t-elle relevé est un « attribut biologique » où les individus sont des hommes ou des femmes. Le sexe est « inné, statique », permet la reproduction de l’espèce. Contrairement au sexe, a fait savoir Isabelle Otchoumaré, le genre est un « attribut social », axé sur des données culturelles (sociétales). Il peut évoluer, donc dynamique et permet la reproduction de comportements. Pour l’experte, l’approche genre est une politique qui permet de corriger le déséquilibre entre les sexes.

« Le journalisme sensible au genre et traitement médiatique des VBG » et les enjeux du journalisme sensible au genre ont été développés par Augustin Tapé. Pour lui, aucun développement n’est possible, lorsqu’il y a exclusion d’une couche sociale donnée. Selon lui, le journalisme sensible au genre est ce journalisme qui milite pour les causes justes. Et pour une maîtrise des VBG, les participants ont été outillés sur les 6 types de VBG. Les journalistes ont été invités à dénoncer les inégalités afin que celles-ci soient corrigées.

Etaient présents à cet atelier, des rédacteurs en chef d’organes de presse. Ces derniers ont été encouragés à accorder de l’intérêt et à diffuser des contenus sensibles au genre et non à reléguer ces sujets au second plan.

Colette DRABO

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