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Isaac Zida: «Nous avons besoin du régiment de sécurité présidentielle»

Au Burkina Faso, le Premier ministre Isaac Zida a fait son discours sur la situation de la nation devant les députés de la transition vendredi. Un exercice prévu par la Constitution. Dans son exposé, le Premier ministre burkinabè a fait le point sur le processus en cours et prévoit des actions dans le sens de l’instauration « d’une démocratie forte, juste et appropriée » dans un Etat fort et de droit, sans oppression. Mais la priorité pour la transition reste l’organisation des élections le 11 octobre prochain même si les Burkinabè appellent à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

Pour le chef du gouvernement burkinabè, la priorité des priorités reste la tenue des élections « libres, ouvertes, transparentes et apaisées ». Isaac Zida demande la patience des burkinabè quant à la rédaction d’une nouvelle Constitution. « La question est à l’étude au niveau de la commission des reformes et de la réconciliation et à ce titre je veux quand même préciser que si la commission de réconciliation venait à nous déposer son rapport avec en annexe un avant-projet de Constitution, je pense que nous aviserions en toute responsabilité », indique-t-il. Selon de nombreux analystes, l’actuelle Constitution avait été taillée sur mesure pour donner plus de pouvoirs à l’ancien président Blaise Compaoré.

Le Premier ministre burkinabè a par ailleurs rassuré les députés sur le fait que tous les dossiers concernant les crimes de sang seraint traités de la même manière, sous réserve du respect des lois et règlements, notamment en matière de prescription.

Pas de dissolution du régiment de sécurité présidentielle

Sur l’épineux dossier du régiment de sécurité présidentielle, le Premier ministre Isaac Zida a informé les députés que son sort sera inscrit dans le cadre d’une réforme globale des forces armées burkinabè. Et il exclut une dissolution de corps d’élite. « Des voix se sont élevées pour plusieurs fois réclamer la dissolution du RSP. Je voudrais préciser devant votre auguste assemblée que l’armée a besoin de respect, que le pays a besoin de respect, explique-t-il. Nous sommes en train de travailler pour lui donner beaucoup plus d’importance, pour lui donner une bonne place au sein de la nation. Moi-même je connais les capacités de ce régiment et je confirme que nous en avons besoin. »

Concernant les crimes économiques, une mission de la Banque mondiale est attendue à Ouagadougou. Le gouvernement de la transition avait demandé l’expertise de la Banque mondiale depuis le mois de novembre 2014 dans le cadre d’une enquête sur les éventuels transferts de fonds effectués par les anciens membres du régime de Blaise Compaoré. Des fonds que le pays entend récupérer.

RFI

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