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HAMA MAMOUDOU DICKO, président par intérim de la NAFA : « Rasmané Ouédraogo n’a pas fait une autocritique dans sa lettre de démission »

Pr Hama  Mamoudou Dicko est le président par intérim de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) depuis la démission de Rasmané Ouédraogo qui assurait la présidence. Interpelé sur la question à la faveur de la « déclaration nationale » de la jeunesse  NAFA du Kadiogo le 21 septembre 2017, M. Dicko a bien voulu se prononcer. Lisez !

« En politique, les gens s’engagent individuellement. A la NAFA, nous avons un bureau exécutif composé de 54 membres, dont 3 vice-présidents, et la démission d’un président ne peut pas handicaper le fonctionnement d’un parti parce que ce n’est pas un parti individuel. Le piédestal de notre parti, le membre fondateur de notre parti, c’est Djibrill Bassolé. Même s’il a accepté par humilité de rester en arrière-plan, c’est connu  que le véritable président dans l’ombre du parti, c’est Djibrill Bassolé.

Notre camarade Rasmané Ouédraogo n’a pas fait une autocritique dans sa lettre de  démission. Il a démissionné pour convenance personnelle. Nous assurons l’intérim et le parti est bien organisé, fonctionne normalement… En  politique, chacun est libre d’y entrer librement et d’en sortir librement. Je sais que Rasmané Ouédraogo a quand même apporté sa contribution à la construction du parti. Nous avons conçu, implanté  le parti ensemble, avons engrangé des résultats ensemble. Nous avons eu 130 000 électeurs en 2015, deux députés. La NAFA est la 4e force politique nationale  avec  plus de 454 conseillers municipaux, 5 mairies, 19 présidents de commissions au niveau des mairies.

Le fait que Djibrill Bassolé soit en prison est un handicap fondamental pour notre parti. Parce que le leadership compte, chacun a son étoile. En politique, le parti est là mais c’est l’individu qui compte plus surtout  dans notre environnement. Cela a été prouvé ailleurs. Même Donald Trump est venu de façon individuelle en politique, et c’est son leadership qui l’a amené à être élu président. Nous pensons qu’actuellement, pour que notre parti rayonne davantage, la condition sine qua none est la libération de Djibrill Bassolé pour que nous puissions concourir pour la gestion du pouvoir d’Etat ».

Propos recueillis par CD

photo: lefaso.net

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