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Gouvernance Kaboré: l’UAS dénonce une remise en cause des libertés syndicales

L’Union d’action syndicale (UAS) a animé une conférence de presse le 8 juillet dernier à la Bourse du travail de Ouagadougou. L’objectif était de se prononcer sur la situation nationale marquée par la remise en cause des libertés démocratiques et syndicales selon l’UAS qui entend donner de la voix dans les jours à venir.

 

L’Union d’action syndicale (UAS) dit avoir constaté une remise en cause de façon progressive et flagrante, des libertés démocratiques et syndicales au Burkina. A l’en croire, il y a eu des tentatives par deux fois d’adopter une loi antigrève ; la sollicitation d’un avis juridique émis par le Conseil d’Etat et son utilisation pour déclarer les sit-in illégaux ; des tentatives d’adoption d’une loi organique devant servir de base pour remettre en cause les droits et les acquis des travailleurs de la Fonction publique ; des attaques répétées contre le mouvement syndical et les travailleurs, etc.

Ces faits font dire au président du mois de l’UAS, Bassolma Bazié, que les autorités amorcent un tournant répressif. Il a déploré la recrudescence des attaques terroristes qui, dit-il, mettent en mal la sécurité des personnes et de leurs biens et qui occasionnent des centaines de morts, des déplacés et des populations désemparées.

 

« Les Burkinabè doivent être rassurés sur les questions de la liberté d’expression, d’aller et de venir »

 

Bassolma Bazié a également évoqué   les attaques répétées contre le nouveau syndicat, l’Alliance de police nationale (APN) « en violation des textes nationaux et des conventions internationales » concernant la liberté syndicale ; l’assassinat de Cissé Fahadou et de Balima Hama, le 31 mai 2019, de l’Organisation démocratique de jeunesse (ODJ) de la province du Yagha dont les corps sont toujours à la morgue en attente d’une autopsie. Le président de l’UAS a estimé qu’étant donné que leurs camarades partaient pour la rencontre d’une autorité, toutes les dépenses pour l’autopsie et les funéraires, « devraient normalement, dans un Etat de droit et face à des autorités responsables, relever de l’Etat ».  Les centrales syndicales ont exigé que la lumière soit faite sur les circonstances de l’assassinat de ces deux intrépides de la société civile. Pour Bassolma Bazié,  les Burkinabè doivent être rassurés sur les questions de la liberté d’expression, d’aller et de venir ainsi que sur celle de la sécurité. « Car notre rôle régalien devant l’histoire, c’est de faire en sorte à ce que les Burkinabè se sentent en sécurité. Et si nous ne le faisons pas, on aurait manqué notre rôle de contre-pouvoir », a-t-il précisé. Bassolma Bazié a indiqué  que seul ou en accord avec d’autres organisations, l’UAS engera des luttes autour de préoccupations susmentionnées.

 

D.F

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