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ENTRAIDE JUDICIAIRE ENTRE PARIS ET DAKAR A PROPOS DES BIENS MAL ACQUIS DE KARIM WADE: les soucis de « Rimka » continuent

Le 27 juin dernier, le parquet français a jugé recevable la demande de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) du Sénégal, ordonnant la confiscation des biens de Karim Wade. En effet, au nom de la coopération judiciaire qui existe entre Paris et Dakar, le compte bancaire du fils de l’ancien président sénégalais et son appartement situé dans le XVIe arrondissement de Paris, seront bientôt rétrocédés au Trésor public sénégalais, si les faits d’enrichissement illicite sont établis. C’est dire que les soucis de l’ex- ministre « du Ciel et de la Terre » continuent. Il a certes bénéficié de la grâce présidentielle, mais les sanctions pécuniaires retenues contre lui demeurent. Cela dit, la requête de l’Etat sénégalais ne devrait pas concerner la France seulement. Il faut l’étendre à tous les autres pays qui ont une coopération judiciaire avec le Sénégal.

Les placements indus de dirigeants africains thésaurisés en Occident n’ont jamais été publiquement rétrocédés

Surtout quand on sait que la plupart des dirigeants africains ne font pas de modération en matière de prédation des ressources de leur pays, qu’ils emmagasinent généralement à l’extérieur. En tout cas, l’initiative de la CREI est à saluer. Reste maintenant à savoir la suite qui sera donnée à cette affaire. Et Macky Sall a intérêt à s’y atteler, car du rapatriement des biens de Karim Wade dépend sa reconduction au sommet de l’Etat pour un deuxième mandat. D’autant que les Organisations de la société civile (OSC) dont Y en a marre et les ONG, sont teigneuses sur les questions de biens mal acquis. Si Macky Sall échoue, il pourra ainsi dire adieu à un nouveau mandat. Toutefois, l’on se demande si cette requête visant la traque des biens mal acquis n’est pas une requête de plus. Car, de mémoire de plus d’un, les placements indus de dirigeants africains thésaurisés en Occident n’ont jamais été publiquement rétrocédés. L’on se rappelle les affaires des familles Bongo, Théodoro N’Guema et Sassou pour ne citer que celles-là.

Mamouda TANKOANO

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