ActuBurkina
A la une Société

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AU BURKINA : la F-SYNTER dénonce un blocage des carrières des ETP

La Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) a, au cours d’un point de presse animé le  30 janvier 2021,  à Ouagadougou, exprimé sa désapprobation vis-à-vis d’un certain nombre de dispositions du ministère chargé de l’enseignement supérieur excluant la participation des enseignants à temps plein (ETP) et ingénieurs de recherche (IR) au concours du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

D’après la F-SYNTER, une lettre signée le 12 janvier 2021, par la SG du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, interdit aux universités publiques et au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) d’accepter les candidatures des Enseignants à temps plein et des Ingénieurs de recherche aux concours du CAMES. À en croire la F-SYNTER, cette lettre émane d’un décret ministériel qui prescrit que « le concours est l’unique voie d’accès aux fonctions de chercheurs et d’enseignants chercheurs au Burkina Faso ». Cependant, dès l’adoption de ce décret, la F-SYNTER indique avoir fait connaître sa désapprobation de certaines de ses dispositions et n’a cessé d’interpeller les autorités du ministère sur les manquements que peut susciter un tel décret querellé.

Pour les syndicats, ce décret a été adopté contre leur avis. Les conférenciers ont dit avoir dénoncé plusieurs de ses dispositions qui violent les dispositions du protocole d’accord de septembre 2016 entre le gouvernement et les syndicats du ministère en charge de l’enseignement supérieur. C’est pourquoi, la F-SYNTER demande l’annulation pure et simple et sans conditions de la note du SG du MESRSI, interdisant aux universités publiques et au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), de présenter les enseignants à temps plein et les ingénieurs de recherche aux concours du CAMES et la reprise immédiate et sans condition des permanents du CNRST qui sont admis au CAMES. En filigrane, le syndicat dit voir se profiler une volonté politique de ne pas recruter les chercheurs et les enseignants-chercheurs en qualité et en quantité suffisantes. Aussi, la F-SYNTER a laissé entendre sa détermination à se battre, pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs en atteste son slogan : « syndicat révolutionnaire, pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs de l’éducation et de la recherche ». Face à ce que le syndicat   appelle un blocage de carrières des ETP et des IR, il  a déploré le silence de leur ministre de tutelle Alkassoum Maïga. Pour les conférenciers, les tares de la recherche soulevées par le Covid 19 semblent n’avoir pas servi. De l’analyse de la fédération, le gouvernement aurait utilisé les ingénieurs de recherche et les enseignants à temps plein dans les temps difficiles et maintenant qu’ils sont qualifiés, il  veut bloquer leur carrière. La F-SYNTER entend mener des actions dans les prochains jours pour se faire entendre.

Didèdoua Franck ZINGUE

 

Articles similaires

Côte d’Ivoire : Henri Konan Bédié rompt avec la coalition présidentielle

ActuBurkina

AVIS DE RECRUTEMENT PLAN INTERNATIONAL BURKINA

ActuBurkina

« LIBERTÉ ACCORDÉE AU MAGISTRAT NARCISSE SAWADOGO : une impunité garantie à certains acteurs judiciaires »

ActuBurkina

Laisser un Commentaire

ACTUBURKINA

GRATUIT
VOIR