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ENLEVEMENT A INATA : le cri du cœur des familles des otages

Trois employés dont deux expatriés travaillant pour la mine d’or d’Inata dans le Nord du Burkina, ont été enlevés par des hommes armés, le 23 septembre 2018. Les trois employés qui, jusque-là, sont entre les mains de leurs ravisseurs, se rendaient à Ouagadougou, la capitale.

Cela fait 90 jours soit trois mois que trois employés d’Inata dont deux expatriés, ont été enlevés par des hommes armés. Les deux expatriés, l’Indien Vikram Akoliya, par ailleurs  fils du PDG de ladite mine, le Sud-Africain Christo Bothma et leur chauffeur burkinabè (excusez du peu) ont été enlevés alors qu’ils se rendaient à Ouagadougou, le 23 septembre dernier. Ce jour-là, ils ont quitté le site minier aux environs de 8h du matin. Et sitôt après avoir traversé la localité de Gouna, vers Tongomayel, ils étaient injoignables. Des sources sécuritaires indiqueront que des hommes armés, arrivés à motos, les ont stoppés avant de les conduire vers la frontière malienne. Depuis lors, les familles des otages disent être sans nouvelle des leurs, en l’absence de toute communication officielle. On sait seulement que le véhicule qui transportait les otages, a été plus tard aperçu dans la commune de Damba, dans le département de Nassoumbou, dans la province du Soum. On sait aussi que partie à la recherche des otages, une patrouille de 10 gendarmes était tombée dans une embuscade à Tongomayel où, dans les échanges de tirs, avaient péri trois pandores.

En tout cas, jusque-là, l’identité du groupe armé qui a opéré ce rapt, n’est pas connue. Ce qui inquiète davantage les parents et proches des otages qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les jours passent et l’attente devient de plus en plus anxieuse surtout quand on sait que le Nord du pays, frontalier du Mali et du Niger, est en proie à des attaques terroristes régulières et ce, depuis le premier trimestre de 2015. Mais depuis quelques mois, la région de l’Est est aussi entrée dans l’œil du cyclone djihadiste ; en témoignent les multiples attaques sur fond d’enlèvements enregistrées dans cette partie du pays.

« Le Pays »

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