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ELECTIONS AU BURKINA: acteurs politiques, OSC et Hommes de médias adoptent un pacte de bonne conduite

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a procédé à l’ouverture d’un séminaire de  signature du pacte de  bonne conduite par les acteurs politiques. Cela, dans la perspective d’élections apaisées. La signature est intervenue ce  29 septembre dans la salle de conférences de Ouaga 2000,  à Ouagadougou, en présence des membres du gouvernement, du président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) de la Côte d’Ivoire, du président du Conseil constitutionnel, des présidents d’institutions, des responsables politiques membres de l’opposition et de la majorité ainsi que des OSC.

« Les élections dans un contexte de crises sécuritaire et sanitaire : quel apport du discours politique médiatisé à la réussite du processus ». C’est sous ce thème que se sont ouverts les travaux du séminaire sur la relecture du pacte de bonne conduite. Le pacte de bonne conduite dont l’objectif est d’obtenir l’engagement des acteurs politiques, des médias ainsi que ceux de la société civile pour  asseoir une communication apaisée dans un processus électoral particulier marqué par les crises sécuritaire et sanitaire. Selon le président du CSC, Me Soahanla Mathias Tankoano, cette initiative est établie à la veille de chaque consultation électorale en vue d’une approche consensuelle des mécanismes et modalités d’accès des partis politiques et des candidats aux moyens d’information publics et privés. Comment organiser des élections réussies, afin de permettre la continuité des institutions dans ce contexte de crise ? De l’avis de Mathias Tankoana, cela s’impose comme un défi à tous les Burkinabé attachés à la démocratie et aux valeurs républicaines. C’est pourquoi, le CSC, dans sa mission de régulation du discours politique électoral,  entend obtenir des acteurs, leur engagement patriotique pour des campagnes apaisées afin de préserver et de consolider les acquis démocratiques amorcés après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la résistance au putsch manqué de septembre 2016. « La réussite de ces élections permettra à notre pays de poursuivre les efforts dans la lutte contre le terrorisme, la recherche de la paix, la résolution des conflits intercommunautaires et la consolidation de la cohésion sociale », foi du président du CSC. Il dit être conscient de l’importances des enjeux du scrutin à venir, mais, a-t-il souhaité, « nous ne devons pas perdre de vue les valeurs universelles comme la paix, la tolérance, l’acceptation de la différence et, au-delà, l’intérêt supérieur de la nation ».

Son homologue de la république sœur de Côte d’Ivoire, Me Réné Bourgouin a, pour sa part, rappelé le contexte dans lequel se tiennent les élections du 22 novembre prochain et la pertinence du thème. Il a, en outre, prodigué des conseils et formulé des recommandations à l’endroit des différents acteurs de la vie politique, des OSC et des médias. Aux acteurs politiques, il leur a demandé de faire preuve de retenue dans les discours, attitudes, comportements et de respecter les opinions d’autrui, d’éviter la violence sous toutes ses formes et de lutter contre l’intimidation, le  vandalisme et les voies de fait, d’éviter de faire recours à tous les moyens visant à empêcher l’électeur d’opérer un choix éclairé et indépendant, à l’achat des consciences et à toutes autres opérations pouvant perturber l’intégrité, la qualité ou la transparence du processus électoral. Aussi les a-t-il exhortés à s’engager à interdire à leurs militants, tout acte ou tout comportement ou tout propos de nature à porter atteinte à la sécurité et à la protection des journalistes commis pour la couverture des différentes activités ainsi qu’à celle des observateurs électoraux nationaux comme étrangers. A l’endroit des OSC, et au regard des responsabilités indéniables des OSC dans la sensibilisation de proximité, la promotion de la paix, le renforcement de la cohésion sociale et de l’intégrité nationale, avant, pendant et après les élections, en prenant compte la neutralité, il a invité ces dernières à faire preuve, tout au long du processus électoral, d’une certaine neutralité, plus facile à obtenir qu’une stricte neutralité. A l’endroit des médias qui constituent un enjeu incontournable en cette période, il est cependant évident que sans un minimum de règlementation, les risques de dérapage et d’exacerbation des tensions sociales peuvent être considérables. Dans un tel contexte, les médias doivent faire preuve de responsabilités en refusant de diffuser ou de relayer des informations de nature incitatives. C’est pourquoi  Me Bourgouin a formulé sept recommandations à l’endroit de ces médias, entre autres, ne point diffuser ou relayer des propos incitant à la haine, à la violence, à la xénophobie, à la discrimination religieuse, ethnique et sociale, de veiller, pour la période officielle de campagne électorale, à un égal et à un traitement équilibré des candidats, de veiller au pluralisme, à l’honnêteté et à l’équilibre de l’information, de ne publier que des informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies, de respecter, le cas échéant, les obligations contenues dans leur cahier de charges, de tenir pour scrupule la sauvegarde de la cohésion sociale, et surtout de respecter la réglementation en vigueur.

Didèdoua F. ZINGUE

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