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DIVERGENCES AU FPI A PROPOS DES LEGISLATIVES: ADO peut se frotter les mains

Depuis la chute de Laurent Gbagbo suivie de son transfèrement à La Haye, il s’est installé une guéguerre sans précédent au sein du Front populaire ivoirien (FPI). En effet, deux tendances, l’une menée par Pascal Affi Nguessan et l’autre par Aboudramane Sangaré, se combattent, tant et si bien que le parti risque, si ce n’est déjà le cas, de  tomber de son piédestal. En tout cas, c’est connu. Les héritiers de Laurent Gbagbo ne parlent plus le même langage. La dernière fois où tous donnaient l’impression de s’accorder, était en rapport avec le projet de révision constitutionnelle qui a finalement été acté à l’issue du référendum du 30 octobre dernier. Et là aussi, pendant que les uns appelaient à voter pour le « non », d’autres prônaient un boycott actif avec tous les risques de dérapages que cela comporte dans une Côte d’Ivoire en quête de rédemption. Ici, peu importe le procédé, le FPI, dans son ensemble, rejette la nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara, qu’il trouve taillée sur mesure. Passé ce brin d’instant de convergence de vues, chacun des deux leaders reste campé sur sa position. C’est pourquoi, après avoir boycotté les législatives de 2011, le FPI incarné par Pascal Affi N’Guessan annonce qu’il prendra part aux législatives du 18 décembre prochain. Pendant ce temps, Aboudramane Sangaré et ses camarades décident de poursuivre la fronde. Ils ne  participeront pas aux prochaines législatives au  motif que « les conditions techniques, politiques et sécuritaires ne sont pas réunies pour des élections équitables ».

Le FPI ouvre un boulevard pour le RHDP

 

Comme vous le savez en pareille occurrence, chacun y va de ses arguments, les uns parfois aussi fallacieux que spécieux. Et c’est peu dire. Car, à y voir de très près, on se rend compte que les frondeurs du FPI font parfois dans la surenchère. Ils sont dans la logique de la contestation systématique, tant et si bien qu’ils refusent parfois de voir la réalité  en face. Une telle attitude est pour le moins contre-productive, à moins d’avoir décidé de signer  leur propre arrêt de mort. Car un parti, fût-il si puissant, qui décide de boycotter régulièrement des élections, notamment des législatives, finira par disparaître de la scène politique ; la nature ayant horreur du vide. Du reste, ces élections de proximité étaient l’occasion pour Affi N’Guessan et Aboudramane Sangaré de jauger, chacun en ce qui le concerne, leur cote de popularité. A moins que, de peur d’être battu à plate couture, certains n’aient préféré l’abstention. Ce qui est bien dommage pour la démocratie ivoirienne. Mais de toute évidence, en décidant d’aller en rangs  dispersés aux législatives du 18  décembre, le FPI ouvre un boulevard pour le Rassemblement des Houpouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui, il faut le dire, est une véritable machine électorale qui risque d’engloutir tout sur son passage. Donc, ADO peut se frotter les mains. Pouvait-il en être autrement, quand on sait que l’adversaire a décidé de se saborder ?

B.O

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