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Discours du président du Faso : « Je n’y ai pas vu un élément qui puisse amener l’opposition à changer son fusil d’épaule » (  Yahaya Zoungrana, député CDP)

Au lendemain du message du chef de l’Etat à la nation, nous avons tendu notre micro à des hommes politiques et responsables d’Organisations de la société civile. Voici quelques réactions.

 

Yahaya Zoungrana, député CDP

« Malheureusement, il n’était pas au rendez-vous »

«  Je pense que tout observateur, même du côté du pouvoir, est resté sur sa faim. Nous avons écouté un discours qui n’a rien apporté de nouveau par rapport à d’autres discours. Le président ne s’est engagé à opérer des réformes dans aucun domaine concernant la sécurité. Or le peuple l’attendait surtout sur ce point précis. Le peuple attendait des mesures très fortes pour qu’enfin, notre pays se redresse comme un seul homme pour renverser la tendance actuelle de déliquescence de l’Etat. Sans changement, on ne peut pas espérer que les choses se passent autrement. Nous attendions un discours de rupture. Malheureusement, il n’était pas au rendez-vous. Je n’y ai pas vu un élément qui puisse amener l’opposition à changer son fusil d’épaule. Il n’a rien apporté de nouveau. Les marches seront donc maintenues car c’est le peuple qui demande cela pour marquer d’une pierre blanche son ras- le- bol face à la faiblesse de la réponse du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme. Dommage et triste pour notre peuple. Que Dieu bénisse le Burkina Faso  ».

 

Ludovic Bakyono, secrétaire national chargé des secteurs structurés du MPP

« C’est un chef de guerre qui s’est adressé à son peuple…»

« Je retiens de ce message, la ferme volonté du chef de l’Etat de prendre à bras-le-corps les fortes attentes des Burkinabè dans le domaine sécuritaire. J’ai noté que le président du Faso s’engage à prendre des décisions salutaires et à engager des réformes pour une approche plus efficace dans la lutte contre le terrorisme. Au regard de la succession des événements que nous avons vécus au cours de ce mois  de juin, il apparaissait nécessaire aux yeux du chef de l’Etat de changer la donne. L’aspect politique du message du président est son appel à la classe politique afin qu’elle ne se trompe pas de combat. Il a l’invitée  à revenir à la table du dialogue politique. En somme, c’est un appel à la responsabilité et à l’union pour faire barrage à l’hydre terroriste que le chef de l’Etat a délivré à ses concitoyens. En somme, c’est un chef de guerre qui s’est adressé à son peuple dimanche dernier »

 

Ismaël Kinda, coordonnateur du Balai citoyen

« C’est un discours au contenu pitoyable et révoltant »

« Le président a montré par son message ce que nous devons faire en tant que citoyens : bouger, mettre la pression sur le pouvoir pour qu’il bouge. Il a fallu que les populations manifestent pour que le président s’adresse à la nation. C’est du déjà-vu. Un président qui s’adresse à la nation à l’annonce de manifestations citoyennes d’envergure, cela ressemble à de la routine pas plus! Eh bien, si tel est le cas, la pression continuera et montera. Le pouvoir, c’est pour travailler. Nous obligerons le pouvoir à travailler pour la sécurité et le bien des Burkinabè. C’est un discours au contenu pitoyable et révoltant.  Pourquoi attendre tant de morts pour parler de nouvelles mesures et de stratégies ? Le pouvoir connait bien le problème.  Il n’est pas préparé à l’affronter mais à jouir du pouvoir et piller le pays. Inacceptable ! »

 

El Hadj Boukaré Conombo du Brassard noir

« Nous devons lui faire confiance »

« Nous avons suivi l’adresse du chef de l’Etat et ce que nous pouvons retenir,  c’est son appel à l’unité,  à la cohésion des fils et filles du Burkina Faso pour lutter et vaincre les forces du mal. En sa qualité de chef suprême des armées, il doit  prendre toutes les mesures pour rétablir la confiance avec le peuple.  Nous devons lui faire confiance et nous mettre ensemble pour dire non au terrorisme et à l’extrémisme violent »

 

 

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