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DERAILLEMENT D’UN TRAIN AU CAMEROUN : La rénovation des infrastructures ferroviaires s’impose

 

L’accident de train survenu, le 21 octobre 2016, au Cameroun, qui a fait 75 morts et plus de 600 blessés, d’après les chiffres provisoires, a choqué plus d’un. En effet, ce drame qui vient rappeler d’autres tragédies du même genre  en Afrique, pose avec acuité le problème crucial de l’entretien des chemins de fer. Les infrastructures ferroviaires en Afrique sont en général vieillissantes, vétustes, puisque leur construction remonte aux années 60 et ont, de ce fait, subi l’effet du temps. Le réseau de chemins de fer est en réelle difficulté dans bien des pays du continent. Dans le cas du Cameroun, comme ailleurs, c’est le renouvellement des parcs et l’entretien des infrastructures et des wagons que la colonisation nous a laissés, qui manquent. Les causes des accidents de train, comme celui du Cameroun, sont connues. L’on pourrait mettre en cause la surcharge lors des embarcations, l’absence de contrôles sérieux, le manque de rigueur que les passagers finissent par payer de leur vie. Sinon, comment comprendre que dans ce train qui a déraillé au Cameroun, il y ait des passagers qui n’aient pas eu de ticket ou de place assise ? Cela est en soi un indice réel d’une terrible mal gouvernance au pays de Paul Biya, celui-là même qui dirige le Cameroun depuis plusieurs décennies. Ce qui veut dire qu’il faut beaucoup plus de sérieux dans l’organisation et la gestion du secteur du transport ferroviaire.

C’est depuis l’étranger que le premier des Camerounais a ordonné une enquête

Le manque de sérieux des responsables de la compagnie ferroviaire est à l’image de la mauvaise gouvernance du pays où le laxisme et la corruption ont pignon sur rue. Les repreneurs des compagnies de transport ferroviaire se livrent aussi souvent à la même gestion gabégique, avec toujours la surcharge à la clé, en cherchant à maximiser leur profit au grand dam des passagers. L’autorité centrale qui ne s’assume pas pleinement, n’en a cure, malheureusement.  Cela dit, la tragédie du train est survenue alors que le présent camerounais, Paul Biya, est à Bruxelles. Il n’a pas daigné écourter son séjour pour rentrer honorer la mémoire des victimes de ce terrible accident. Ce qui est révélateur du mépris que l’homme a pour ses concitoyens, et partant pour le peuple qu’il gouverne d’une main de fer. C’est depuis l’étranger que le premier des Camerounais a ordonné une enquête, le temps de finir sa villégiature de roi et de rentrer au bercail. En tout cas, on peut regretter ces pertes en vies humaines. Pour le reste, le train va circuler encore. Et peut-être sans grand changement dans l’organisation de ce secteur d’activités.

Lonsani SANOGO

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