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DECISIONS DE JUSTICE : Le Cadre de concertation national des OSC marque sa désapprobation  

 

Le Cadre de concertation national des organisations de la société civile (CCNOSC) est sorti manifester, le 2 juin 2016 devant le palais de justice de Ouagadougou, pour, selon son porte-parole Désiré Guinko, faire la veille citoyenne en dénonçant sa désapprobation vis-à-vis des décisions de justice récentes qui arrivent, à un moment où le peuple attend beaucoup du nouveau régime.

 

« Nous avons décidé de sortir pour, une fois de plus, faire la veille citoyenne en dénonçant les pratiques au sein de notre justice ; une justice qui n’a fait que consacrer l’impunité durant 27 ans. Nous disons trop c’est trop. Le peuple burkinabè ne veut plus qu’on continue de l’opprimer à travers la justice, au nom de l’indépendance de la justice. » Ces mots sont du  porte-parole du CCNOSC, Désiré Guinko que nous avons trouvé devant le palais de justice de Ouagadougou le 2 juin dernier. En effet, les membres du CCNOSC manifestaient leur désapprobation vis-à-vis des décisions de justice récentes qui arrivent, selon eux, au moment où le peuple attend beaucoup du nouveau régime. « Nous voulons lancer un message à cette justice pour dire que son indépendance ne signifie pas libertinage », a laissé entendre le porte-parole du CCNOSC. Pour les manifestants, on libère des putschistes, des maires qui ont détourné des parcelles, qui ont spolié le peuple, au nom d’une procédure judiciaire erronée, manipulée par des juges qui sont à la solde d’individus tapis dans l’ombre. Le CCNOSC dit être dans une dynamique de protestation et entend continuer à protester au nom de leur rôle citoyen qui est de faire la veille. « On ne peut pas comprendre que des juges porteurs de sacs d’argent prennent des décisions, juste pour s’embourgeoiser sur le cas de nos martyrs. Nous ne protestons pas contre des individus appartenant à un parti politique oui à des affinités quelconques mais contre des personnes qui se sont rendus coupables de crimes de sang et de crimes économiques. Nous allons continuer à manifester et à combattre l’impunité dans ce pays qui dure depuis 27 ans. Nous combattons toutes sortes d’impunités ; notre lutte ne se résume pas à ceux qui ont posé des actes lors du putsch », a souligné M. Guinko. Pour lui, il est de leur devoir de combattre ces juges qui étaient corrompus depuis l’ère Compaoré et qui restent toujours combattus. Après ce sit-in, les manifestants entendent aller s’adresser au ministre de la Justice. Et Désiré Guinko de mentionner : « Ils sont arrivés là où ils sont par la volonté du peuple, par son combat et celui qui ne se comporte pas comme il faut  sera dégagé par le peuple. Nous ne sommes pas contre le pouvoir en place mais contre le pouvoir judiciaire de ce pays. » Pour lui, ce n’est pas logique qu’à l’issue d’une insurrection populaire, que des « juges corrompus, porteurs de sacs d’argent viennent prendre des décisions injustifiables ». Désiré Guinko dit ne pas comprendre qu’un « individu dangereux », à son avis, « ayant posé des actes contre son peuple, ayant fait couler le sang de son peuple soit libéré aujourd’hui sur le simple fait que sa santé n’est pas compatible avec sa situation d’incarcéré. Ce motif n’est pas valable et c’est une insulte à la mémoire des martyrs. Notre justice est corrompue ».

Christine SAWADOGO

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1 commentaire

yabsoreé 3 juin 2016 at 12 h 04 min

il faut nécessairement combattre l’usage des subtilités juridiques qui perpétuent l’impunité quelque soit sa nature mais aussi faire attention au combat fratricide entre osc des droits humains et les autres de citoyenneté.

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