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CRISE AU TOGO : c’est parti pour dix jours de dialogue entre pouvoir et opposition

Après six mois de profonde crise politique au Togo, le dialogue très attendu entre pouvoir et opposition s’est ouvert lundi à Lomé, en présence du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, facilitateur de la crise.

Les deux parties ont enfin accepté de se parler, alors que le président Faure Gnassingbé fait face à une très forte contestation populaire…

“La paix, la liberté et la stabilité du peuple togolais est quelque chose qui n’est tout simplement pas négociable”, a déclaré le chef de l’Etat ghanéen à la cérémonie d’ouverture à l’hôtel 2 février, devant de nombreux responsables politiques et diplomates, dont les ambassadeurs de France, des Etats-Unis et de Chine.

“Je n’ai pas de parti pris, je suis venu ici pour soutenir un dialogue qui va faire que le peuple togolais et ses intérêts sont bien pris en compte”, a-t-il ajouté, appelant les Togolais à “déterminer” eux-mêmes l’avenir de leur pays. “Je suis venu ici sans prescription ou baguette magique pour imposer ou prescrire une solution”. “Il est important, pour le respect des Togolais, que leurs dirigeants soient perçus comme étant capables d’arriver à des solutions qui feront avancer les conditions de la population de ce pays”, et ce dans “un esprit d’entente et de compromis”, a-t-il ajouté.

A l’issue  des travaux préliminaires tenus du 15 au 18 février, ce sont finalement 12 points qui seront à l’ordre du jour :

  • Mesures d’apaisement et de confiance
  • Rétablissement de la Constitution de 1992
  • Implication de ce rétablissement
  • Transition
  • Organisation du référendum portant révision de la Constitution de 1992
  • Cadre du dialogue
  • Participation du gouvernement à ce dialogue
  • Inclusivité du dialogue
  • Réformes constitutionnelles
  • Réformes électorales
  • État de droit et situation humanitaire
  • Mécanisme de mise en œuvre et de suivi des décisions prises à l’issue du dialogue

Le dialogue doit durer une dizaine de jours, et devrait aborder cet éventail de préoccupations, dont le “rétablissement de la Constitution de 1992” – qui prévoyait un maximum de deux mandats présidentiels -, une “transition” politique et des “réformes électorales”…

AFP, Jeuneafrique

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