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CLAUDE BARTOLONE : «Le lien qui existe entre le F CFA et l’euro a permis une stabilité à garantir les échanges»

Le président de l’Assemblée nationale du Burkina, Salifou Diallo, et son homologue français, Claude Bartolone, ont signé, ce 23 mars à Ouagadougou, un mémorandum d’entente de coopération entre les deux Parlements. A l’issue de cette signature de mémorandum, le chef du Parlement français s’est prêté à certaines questions des journalistes, notamment   la lutte contre le terrorisme, le FCFA, le dossier Thomas Sankara.

Arrivé  le 22 mars dernier pour une visite d’amitié et de travail de 48 heures, à Ouagadougou, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et son homologue burkinabè, Salifou Diallo, ont procédé, ce 23 mars, à la  signature d’ un mémorandum d’entente de coopération entre les deux Parlements, lequel passe par la formation du personnel, des députés et les échanges d’expériences et de bonnes pratiques.  Selon Claude Bartolone, ce mémorandum vise à  mieux répondre aux préoccupations de leurs compatriotes et de faire de leurs institutions respectives, le lieu du débat démocratique. «  Nous savons les uns et les autres que quels que soient le talent et l’activité des présidents, des gouvernements, il y a une nécessité absolue   de permettre au peuple de se sentir représenté par les députés qu’il envoie siéger.  Et pour que les Assemblées soient développées le plus possibles, il faut qu’elles aient des fonctionnaires, des députés formés au génie législatif pour permettre le meilleur travail législatif avant de répondre aux préoccupations et aux demandes de la population », a-t-il  déclaré. Toutefois,   il  a tenu à préciser que : « nous ne venons pas pour dire voilà clairement ce que vous devez faire, c’est comme ça que nous faisons en France. Nous disons regardez-nous, essayez de voir ce qui vous est utile et nous vous aiderons à le développer. C’est ce que nous allons essayer de faire en termes de formations d’un certain nombre de fonctionnaires de l’Assemblée nationale ».

A l’entendre, un représentant de l’Assemblée nationale est « actuellement en France pour s’améliorer,  en termes de procédures et de formations ». A son avis,  tout cela peut  participer au renforcement de la démocratie et « si nous pouvons être utiles dans cette démarche, nous le sommes et le serons ».  Aussi rassure-t-il que quelle que soit l’issue des échéances électorales, les liens entre la France et le Burkina Faso resteront intacts.

Concernant la question du FCFA perçu par certains économistes et activistes africains comme un moyen de servitude,  M. Bartolone a indiqué : « la Françafrique, c’est fini ! … et si les pays africains ayant cette monnaie en partage ont des propositions, nous sommes à leur disposition pour savoir exactement ce qu’ils veulent comme orientation monétaire et économique ».  A son avis, il y a certes le dépôt  des réserves à la banque de France mais cette dernière ne les utilise pas. Mieux, a-t-il confié, ce lien qui existe aujourd’hui entre le FCFA et l’euro a permis une stabilité à garantir les échanges, la convertabilité.

Le  dossier Thomas Sankara  s’est invité aux échanges. Face aux hommes de médias, Claude Bartolone a indiqué que  la France aidera le peuple burkinabè à connaitre tout de son passé et de son histoire et pour ce faire, « les demandes qui seront formulées seront respectées parce que nous souhaitons qu’il n’y ait pas d’interprétation de ce moment historique ».

Quant à la lutte contre le terrorisme, il a confié  que la meilleure réponse  est de combattre « la misère et les difficultés » et  « la France souhaite pouvoir jouer son rôle lorsque des amis l’appellent au secours ».

Colette DRABO

 

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