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Awetou, artiste burkinabè : « Je suis en train de travailler pour la sortie de mon 3e album en fin 2026

L’artiste-musicien burkinabè, Anagimè Adoua Jean Baptiste Aouetou connu sous le nom de Awetou est, cette semaine, l’invité de actuburkina.net. Dans cette interview qu’il nous a accordée le 15 décembre dernier, le Kundé de l’Espoir 2014 annonce la sortie de son nouveau single « Burkinabè », en featuring avec Greg Burkimbila, qui est un hommage aux Burkinabè, dans leur ensemble. Selon l’artiste, ce single annonce la sortie de son 3e album prévue pour fin 2026. Par ailleurs, « La Voix du Nahouri » a également fait d’autres révélations croustillantes qui sont à lire dans ces lignes ci-dessous.

Quelle est votre actualité musicale en ce moment ?

Mon actualité musicale, c’est la sortie de mon nouveau single qui annonce celle de mon prochain album. Ce single a été fait en collaboration avec l’artiste Greg Burkimbila, et parle du Burkina Faso et des Burkinabè. Nous sommes en pleine promotion de ce single, actuellement.

Vous aviez, à un moment donné, disparu des écrans ? Qu’est ce qui a justifié cela ?

Non, Awetou n’a pas disparu, il est bel et bien là. Il faut dire que mon tout premier album est sorti en 2013 sous la houlette de Seydoni Productions qui était une grosse boite derrière moi, donc il y avait plus de présence. Depuis la fin du contrat qui n’a pas été renouvelé, j’évolue en autoproduction, ce qui fait que certaines personnes disent que je suis absent et, pourtant, je suis là. Après Seydoni Productions, j’ai eu à faire sortir un maxi qui a beaucoup cartonné avec un morceau typique comme « Nahouri bié » ou encore « Anou Sono » où je rendais hommage à ma mère. Présentement, je suis en train de travailler pour la sortie de mon 3e album qui, si tout va bien, sortira en fin 2026.

A ce jour, combien d’albums totalisez-vous ?

Je dirai deux albums. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que l’artiste Awetou, ce n’est pas que des albums. Je suis un artiste à temps plein, qui travaille au studio avec ceux qui me sollicitent, je donne des formations. Moi, je vis de la musique, donc ce n’est pas faire sortir des albums qui m’importe. J’aime prendre mon temps pour réaliser et proposer un bon produit.

 

L’artiste-musicien Awetou

 

Comment est née votre collaboration avec Greg Burkimbila pour le single ?

Le single « Burkinabè » est une chanson qui magnifie le Burkina Faso et au regard de la situation de notre pays, nous nous sommes dit que nous allons chanter pour ce pays, et galvaniser tous les Burkinabè, nos Forces de défense et de sécurité, nos Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). En un mot, cette chanson est dédiée à tous les Burkinabè. Il faut noter que cette chanson est un folklore kaséna qui a été chanté lors de la guerre de Noël par un de nos grands-pères qui galvanisait les jeunes de Tiébélé en son temps pour aller faire la guerre. Nous nous sommes dit que c’était l’occasion de redonner vie à cette chanson et quand j’ai fait la composition, écrit le texte et mis le couplet, l’idée m’est venu de faire une ouverture musicale. Et j’ai directement pensé à Greg Burkimbila qui est un ami, et qui est intervenu en mooré. Je pense que tous ceux qui sont abonnés à ma page YouTube ont déjà vu le clip qui a été tourné au camp Thomas Sankara à Pô, au Pic du Nahouri et à la Cour royale de Tiébélé.

Quel est le regard que vous portez sur votre parcours depuis la sortie de votre 1er album, en 2013, à ce jour ? Etes-vous satisfait de ce parcours ?

Un ami fêtait ses 20 ans de carrière musicale et je me moquais de lui en disant que si lui fête ses 20 ans, alors moi je devais fêter mes 23 ans de carrière. En réalité, je n’ai pas 12 ans de carrière musicale car avant la sortie de mon 1er album, j’étais dans la musique. J’ai commencé en 2 003 avec le groupe la Dernière Trompette dont nombreux sont aujourd’hui de grands musiciens qui accompagnent des artistes. J’ai fait Faso Academy, les éliminatoires de Case Sanga ici, j’ai tourné dans les orchestres avec Abdoulaye Cissé dans l’orchestre municipal et l’orchestre national. Donc 2013 a été l’occasion pour moi de faire sortir mon album. Après ce parcours, je peux dire que je suis satisfait parce que, pour moi d’abord, la musique, ce n’est pas se remplir les poches. Si c’était le cas, je ne pense pas que je ne la ferai pas. Pour moi, il y a quelque chose d’autre autour qui est mon apport à la culture de chez moi, et à la promotion de la culture kaséna (Gourounsi) ; c’est cela le plus important, à mon avis. Donc je peux dire qu’en 12 ans, je suis satisfait pour avoir contribué à quelque chose, pour avoir apporté quelque chose à la dynamique du showbiz du Burkina et du Nahouri.

Etes-vous sollicité par des jeunes qui veulent se lancer dans le domaine ?

Je suis beaucoup plus dans la formation parce que j’ai passé 5 à 6 ans à Faso Academy où j’étais encadreur. J’ai fait deux ans avec le groupe de Stars Kids où nous étions avec les enfants et jusque-là, quand on me sollicite pour une formation, je suis partant. J’essaie de partager la petite expérience que j’ai avec les autres.

Pour vous qui êtes bien trempé dans la musique, aujourd’hui, lorsque vous regardez la musique burkinabè, quel commentaire vous inspire-t-elle ?

 

Quels sont les projets de Awetou ?

Si tout va bien, j’organiserai deux concerts au mois d’avril 2026 dont un à Ouaga et l’autre à Tiébélé dans mon village parce que depuis que je chante, j’y ai fait de petites prestations mais mes parents ne m’ont jamais vu sur scène pendant longtemps. Mon rêve est d’être sur scène et sentir la joie, la fierté de ma mère. C’est ce qui me tient à cœur en ce moment et nous allons travailler, mon équipe et moi, pour pouvoir réaliser ce rêve.

Quid de la promo du nouveau single ?

Oui, la promo continue. Nous essayons la promo selon nos moyens et nos contacts. Comme je l’ai dit, c’est la chanson de tous les Burkinabè ; donc j’invite les gens à aller sur ma page Youtube, à partager et laisser des commentaires de sorte à nous donner plus de force pour pouvoir continuer.

Y a-t-il des projets hors du Burkina ?

Oui, il y en a tout le temps.  Il y en a un sur la France mais il faut attendre que tout soit bien ficelé avant de se prononcer. Il y en a d’autres avec le grand frère Bil Aka Kora en rapport avec son Académie à Pô. Nous avons des contacts d’un peu partout et nous essayons de travailler pour leur concrétisation.

Un akapella ?

Quel est le message que vous avez à adresser aux mélomanes, aux Burkinabè de façon générale ?

Il est vrai que ce n’est pas facile mais nous devons tous avoir à cœur le bien du pays : le Burkina. Si nous nous tenons, main dans la main, nous pourrons aider nos autorités à donner l’orientation qu’il faut pour ce pays. Même si ce n’est pas pour nous, mais pour les générations à venir. C’est ensemble qu’on pourra changer le Burkina Faso.

Propos recueillis par Colette DRABO

 

 

 

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