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AFFAIRE  TANWALBOUGOU : « les FDS sont assez responsables, formées et intelligentes pour commettre des bavures de ce genre », soutient le CISAG

Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) était face aux Hommes de média ce mercredi 28 mai 2020, à Ouagadougou. A cette occasion, les conférenciers du jour se sont prononcés sur les questions brulantes du pays à savoir la crise sécuritaire, la situation sanitaire et sociale.

Concernant les 12 corps découverts à la gendarmerie Tanwalbougou, localité située dans la région de l’Est, Issiaka Ouédraogo, président du Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement, a affirmé « haut et fort, qu’il n’y a pas eu une bavure de l’armée, ni de la gendarmerie car des témoignes soulignent que ces personnes mortes n’ont pas été tuées par balles ». Pour ce faire, il a demandé « à tous les acteurs concernés  de prôner l’apaisement et la retenue, en ne jetant pas de l’huile sur le feu, dans l’attente de pouvoir disposer de tous les éléments de compréhension ». Il a soutenu que « les forces de défense et de sécurité sont des personnes assez mûres, responsables, formées et intelligentes pour commettre des bavures de ce genre ». Le président du CISAG s’est indigné du fait qu’aucune association, aucun collectif ne dénonce quoique ce soit quand les forces de défense et de sécurité meurent sur le terrain de bataille.

Au cours de la conférence de presse du 28 mai 2020, le CISAG s’est aussi prononcé sur  l’organisation des élections de novembre prochain qui se chiffre à plus de 100 milliards de FCFA. Pour le CISAG, ces élections « sont budgétivores et inopportunes » au regard des nombreux défis auxquels fait face le Burkina Faso. « 100 milliards FCFA pour organiser des élections à l’heure actuelle est énorme, c’est exagérer, ce n’est pas raisonnable pour le pays car nous rencontrons assez de problèmes »,  s’est écrié Issiaka Ouédraogo.

Au sujet de la gestion de la crise sanitaire liée à la pandémie de Coronavirus, le CISAG reproche au gouvernement d’avoir contribué à installer le doute de l’existence de la maladie au sein de la population. Ainsi,  relève-t-il,  « il y a eu de la cacophonie autour de la communication de cette maladie, notamment entre le ministre de la Communication et le ministre de la Santé qui a soutenu devant la Représentation nationale d’avoir été induite en erreur ». Pour le CISAG, c’est le comportement des autorités qui a amené les populations à ne pas croire à l’existence de la maladie alors que leurs paroles devraient être prises comme parole d’évangile. Qu’à cela ne tienne, Issiaka Ouédraogo a fait comprendre que pour venir à bout de la pandémie, il convient à chacun de prendre ses responsabilités en respectant les mesures barrières.

Soamindi Gilbert ONADJA

(Stagiaire)

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