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Par décision du Chef d’Etat-major des Armées (CEMA), le Général de Brigade Moussa Salaou Barmou, quatre officiers généraux et supérieurs ont été radiés des Forces armées nigériennes (FAN) pour « désertion ». Il s’agit des généraux de brigade Mahamadou Abou Tarka et Ibrahim Waly Karingama ainsi que des colonels Souleymane Harouna Gazobi et Mamane Kadela Seydina. Des officiers proches de l’ancien régime qui ont pris le chemin de l’exil au lendemain du coup d’Etat  et qui sont sous le coup de mandats d’arrêt émis par les services spéciaux pour « complot contre l’Etat » en lien avec les évènements du 26 juillet 2023. 

Au Burkina comme au Mali, ils ont été nombreux à applaudir la déchéance du désormais ex général de brigade Mahamadou Abou Tarka. En avril dernier, alors qu’il présidait aux destinées de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), il prédisait publiquement un sombre avenir à ces pays pour le choix de leur stratégie militaire de lutte contre le terrorisme et défendait becs et ongles, la présence des soldats français au Niger. Quelques mois plus tard, le régime dont il était un des pions pour tout qui touchait à la défense et à la sécurité, a été renversé par un coup d’état et les troupes de l’ancienne puissance coloniale furent priées de faire leurs bagages. Entre-temps, le tout puissant général qui était également le procureur du tribunal militaire a été débarqué de son poste et muté au Bataillon du Quartier Général (BQG), relevant de la circonscription militaire de Niamey. Sans prendre fonction, Mahamadou Abou Tarka prit le chemin de l’exil et s’activa à dévier le cours de l’histoire en menant une offensive désespérée auprès de la Cédéao et de la France pour une intervention militaire au Niger afin de restaurer le régime déchu de Bazoum Mohamed. On l’a ainsi vu à Abuja, au Nigeria, lors du sommet du 30 juillet au cours duquel les chefs d’Etat prirent de sévères sanctions contre le Niger avec en plus,  une menace d’intervention militaire pour restaurer l’ordre constitutionnel. Dernièrement, c’est à Paris, qu’on l’a aperçu avec des  officiels français avec qui, divers plans ont été échafaudés, et sont en train de l’être, pour déstabiliser et faire échouer la transition en cours. Depuis le 1er septembre 2023, le général Mahamadou Abou Tarka a été radié des effectifs des forces armées nigériennes pour désertion comme mentionné dans la note de service signée le 24 novembre par le chef d’état-major des Armées.

L’autre général à perdre ses deux étoiles à la suite de sa radiation, c’est Ibrahim Wally Karingama. Ancien chef d’état-major particulier de l’ex chef de l’Etat Mahamadou Issoufou, il occupa pendant plusieurs années le poste de Secrétaire général du ministère de la Défense nationale où son nom fut cité comme l’un des cerveaux du scandale des milliards détournés dans les malversations liées aux achats d’équipements  de l’Armée. Une instruction a été certes ouverte contre celui qui fut aussi commandant de la Garde présidentielle (GP) de l’ancien Président, le défunt Tandja Mamadou, mais il bénéficia par la suite d’un nom lieu. Il y a quelques mois, après avoir disparu un temps des radars  certainement le temps de se faire oublier, il fut rappelé au service par le Président déchu Bazoum Mohamed qui le nomma à la tète du Centre National d’Etudes Sécuritaires et Stratégiques (CNESS). Affecté au BQG, il a lui aussi préféré quitter le pays pour une destination inconnue,  au lendemain des évènements du 26 juillet. Depuis, il n’a pas fait grand bruit ou du moins pas publiquement.

Les autres officiers radiés pour le même motif de « désertion » et qui sont aussi en fuite sont les colonels Souleymane  Harouna Gazobi et Mamane Kadela Seydina. Le premier était l’aide de camp de Bazoum Mohamed alors que le second était en service à la zone de défense 7 de Dosso notamment à la première Compagnie de commandement d’appui et de services (CCAS) du 72e Bataillon interarmes (72e  BIA d’Agali).

Il faut noter que ces officiers radiés et proches des responsables de l’ancien régime était déjà sous le coup de mandats d’arrêt émis par les services de sécurité pour « complot contre l’Etat » en lien avec les évènements du 26 juillet 2023. D’autres officiers soupçonnés d’avoir trempés dans les mêmes faits notamment de « trahison », n’ont pas eu la chance de fuir le pays avant leur interpellation. Actuellement détenus dans plusieurs prisons du pays, leur sort dépend désormais de la justice.

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