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SITUATION NATIONALE: La part de vérité de Me. Pacéré Titenga Fréderic

« Ce n’est pas l’absence de réconciliation à mon sens qui est notre problème. Parce que, je prends le cas du Mogho qui pendant 1000 ans,  les peulhs se sont entendus avec les mossis. La preuve, pendant 8 ans avant que le Mogho Naaba Ouargha n’arrive au trône de Ouagadougou,  c’est un peulh qui a dirigé le Mogho. Notre société traditionnelle est plurielle. Le problème actuel n’est pas celui de la réconciliation parce qu’on était réconcilié, il y avait l’unité.

Si la situation est telle maintenant, c’est parce qu’il y a des forces obscurantistes qui sont apparues et qui ont appris aux Peulhs qui sont Peulhs ; aux Mossis qu’ils sont Mossis. Et que les religions traditionnelles doivent disparaître parce que la vraie religion c’est la leur. Alors que l’intolérance religieuse n’existait pas avant. Notre vrai problème, est qu’on a jeté des germes de déstabilisation pour pousser chacun à détester son voisin, à ne plus se considérer comme des frères. La réconciliation est un problème qui reste secondaire et nous luttons afin que cet esprit de cordialité qui a existé de par le passé avec nos ancêtres persiste ».

Propos recueillis par Boureima KINDO

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