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PROMOTION DE LA COHESION SOCIALE AU BURKINA : la fondation Cheick Moaze joue sa partition

La fondation Cheick Moaze pour la cohésion sociale, la paix et la bienfaisance (FCMCSPB) a tenu une conférence publique sur le thème : « Cohésion sociale et respect de l’autorité (coutumière, religieuse, politique, Administratif, économique…etc.). Cette conférence, accompagnée du lancement des activités de la fondation,  s’est déroulée le 19 septembre 2020 à Ouagadougou, en présence de leaders religieux, de chefs coutumiers et d’autorités politiques.

Nul ne doit rester en marge de la recherche des solutions pour ramener la paix et la quiétude au pays des Hommes intègres. Face à la situation sécuritaire difficile, plusieurs acteurs se sont mobilisés tant sur le plan national que sous-régional. Malgré tous ces efforts, force est de constater que le vivre-ensemble se détériore de jour en jour. Pire, estime la fondation, les cas d’incivisme, le non-respect de l’autorité, etc. ne sont pas de nature à favoriser un climat apaisé au Burkina Faso. Aussi, consciente que l’on ne peut parvenir à la cohésion sociale, si l’on laisse le combat entre les seules mains des autorités politiques et militaires,  la fondation Cheick Moaze a décidé  d’apporter sa contribution à la création d’un climat social favorable à l’épanouissement de tout citoyen. D’où cette conférence publique. « J’ai organisé cette conférence en collaboration avec tous les leaders religieux pour qu’ensemble, nous parlons à la population parce qu’elle constitue des disciples pour les leaders religieux et si nous arrivons à faire cela, nous verrons ces fruits », a justifié  le Cheick Moaze. A l’en croire, il s’agit d’inculquer des valeurs telles que l’amour du prochain, le pardon, l’union, la tolérance afin de dissiper les sentiments de haine qui compromettent considérablement la cohésion sociale.

Pour le représentant du cardinal Philippe Ouédraogo, l’abbé Albert Etienne Kaboré, le respect de l’autorité est un tremplin pour la cohésion sociale et pour la paix dans un pays. Il a invité la jeunesse au respect des ainés ainsi que toute personne disposant d’une portion d’autorité. « Le thème est d’actualité et est très important pour notre pays. Le Burkina a besoin de paix et de cohésion sociale. Pour le catholique, quelqu’un qui est responsable partage l’autorité de Dieu pour guider le monde dans la paix et si nous respectons cette autorité, cela veut dire que nous somme sur la bonne voie parce que celui qui obéit,  ne se trompe pas » a déclaré le représentant du Cardinal.

Le conseiller technique du ministre en charge de la culture, Dr Dramane Konaté, a,  quant à lui, félicité et encouragé l’initiateur de cette conférence dans sa quête pour la paix.  Il a profité également de l’occasion  pour  remettre deux ouvrages au Cheik Moaze dont un s’intitule « Présence au présent » de Monseigneur Anselme Titiama Sanou. « Le deuxième livre est une réflexion sur le rôle de la culture dans la prévention de l’extrémisme violent et la promotion de la cohésion sociale. Preuve que les acteurs de la culture sont aussi dans cette dynamique de recherche de la paix, car sans la paix,  il n’y a pas de développement », s’est convaincu le représentant du ministre.

Désiré ILBOUDO

(Stagiaire)

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