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BERTRAND TRAORE A PROPOS DE SA SITUATION A LYON: « Un départ n’est pas à exclure »

La finale du tournoi de football baptisé « Génération consciente » s’est jouée à Tampouy le samedi 5 septembre 2020. Il s’agissait pour les organisateurs de rendre hommage au journaliste Yannick Sankara décédé en février dernier, et qui en est l’initiateur. L’international burkinabè et attaquant du club de Lyon de ligue 1 en France, Bertrand Traoré, a suivi cette finale de bout en bout. Il n’a pas voulu se faire conter cet hommage à son ami Yannick Sankara et c’est dans ce sens qu’il était accompagné de sa mère et de son frère David Traoré. Nous avons saisi cette opportunité pour aborder sa situation actuelle avec son club afin de savoir quelle décision va-t-il prendre.

 « Le Pays » : On parle de plus en plus de votre départ de Lyon. Qu’en est-il exactement ?

 Bertrand Traoré : C’est justement pour cela que je suis actuellement au Burkina. Il s’agit pour moi de changer les idées, vider un peu ma tête. Il faut rappeler que depuis le début de la saison, on ne parle que de ça. On dit que Bertrand a des envies de départ. On dit que Lyon ne veut plus le garder, que Bertrand est indésirable à Lyon… Mais le plus important pour moi, c’est de rester concentré sur ce que je fais. C’est vrai qu’il y a des intérêts et quand il y en a, tu ne peux pas décider de rejoindre un club comme ça parce qu’il y a des procédures et tout un staff derrière. Il faut étudier les intérêts, voir comment tu les  sens. J’ai encore deux années de contrat et il faut respecter aussi son employeur. Je suis professionnel et je vais le rester quoi qu’il arrive. C’est ce que je pense. Si je dois prendre une décision, je la prendrai en connaissance de cause et en fonction de ce qu’on me propose.

 Peut-on dire qu’un départ n’est pas à exclure ?

Un départ n’est pas à exclure. Je suis resté trois ans à Lyon, j’y ai passé deux belles années. La troisième a été un peu plus compliquée. Mais cela fait partie de la vie d’un footballeur professionnel. Maintenant, il me reste deux années de contrat. Je n’ai que 25 ans et j’ai joué partout où je suis passé. Si ma situation à Lyon ne change pas, je ne peux pas rester tout le temps sur le banc parce que j’ai besoin de jouer. Je n’ai pas de temps à perdre, je ne suis plus un joueur de 18, 19 ou 20 ans. On verra ce qui va se passer. Mais pour l’instant, il faut respecter mon équipe. Il faut respecter Lyon parce que j’ai encore deux années de contrat avec le club. J’ai le devoir de rester concentré sur Lyon.

 Avez-vous un problème particulier avec le coach puisque vous n’avez même pas eu une seule minute sur le terrain lors du Final 8 de la Ligue des champions UEFA ?

 Quand le coach est arrivé, les choses étaient claires dès le début. Il m’a mis deux matches de suite sur le banc et pour le troisième match, j’étais dans les tribunes. Je ne dirais pas que le message était très clair, mais il était assez clair. Il a ses préférences et a fait ses choix. Je les respecte et je continue de travailler. J’essaie de donner le maximum de moi-même et on verra ce qui va se passer. Mais, ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un footballeur. Il faut rester concentré sur ce que je dois faire. Ce que je sais faire, c’est jouer sur le terrain. Après, ce qui se passe autour, c’est à vous de commenter. Pour moi, le plus important c’est de rester concentré sur le terrain.

 « Le Pays »

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