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AFFAIRE DISPARITION D’ARGENT DE OUSMANE GUIRO : les précisions du Procureur général

Suite à la publication d’un article par le journal « Le Soir » et relayé par le site Netafrique.net faisant état de la disparition,  à la justice,  de la somme de plus de 900 millions de FCFA devant revenir à l’ex-Directeur général, Ousmane Guiro, le Procureur près la cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda a animé une conférence de presse ce 11 avril en vue de d’apporter des éléments de réponse sur cette affaire.

On le sait, le feuilleton judiciaire dans l’affaire Ousmane Guiro attend toujours une reprogrammation puisque la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la Cour d’appel de Ouagadougou qui avait, lors de la session de juin 2015, déclaré le prévenu  coupable des faits de corruption et de violation de la législation relative au contrôle des échanges. Aussi, la Cour l’avait condamné à 2 ans d’emprisonnement avec sursis outre dix millions de FCFA d’amende et avait ordonné la confiscation du scellé à hauteur de 900 millions de FCFA outre les devises étrangères.

C’est dans l’attente de la reprogrammation dudit dossier que le journal « Le Soir » a publié sur sa page facebook un article relayé par le site Netafrique.net faisant état de la disparition,  à la justice,  de la somme de plus de 900 millions de FCFA devant revenir à Ousmane Guiro. C’est en réaction à ladite publication que le Procureur près la cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda, a rencontré la presse pour donner sa version sur cette affaire. Selon ses propos, suite à une demande des conseils  de l’Etat (ce dernier est constitué gardien de ces sommes d’argent),   le 2 février 2017,  sollicitant l’ouverture des cantines contenant les sommes d’argent en vue de leur réintroduction dans le circuit financier, il a marqué son accord à cet effet. « Nous avons estimé que le lieu où sont entreposées ces sommes d’argent depuis 2011 peut, à long terme, être cause de détérioration  des billets, ce qui serait préjudiciable au bénéficiaire final. Aussi, comme les billets ne sont pas en cause et qu’il s’agit de biens fongibles dont l’équivalent pourra être représenté, j’ai, en tant que représentant de la société, pris la décision d’autoriser que ces sommes soient réintroduites dans le circuit financier et d’assumer cette décision plutôt que d’avoir à déplorer et à regretter plus tard la détérioration des billets dont les conséquences seraient très graves », a déclaré le Procureur général. Et d’ajouter que M. Guiro n’a pas à craindre dans la mesure où il sait qui est le gardien de l’argent et pourra s’adresser à ce dernier à tout moment où il sera ordonné la restitution totale ou partielle de l’argent.

A la question de savoir à quand la reprogrammation du dossier, le procureur a affirmé que depuis la session de 2015, la juridiction a été bloquée à cause des différents mouvements d’humeur des greffiers, GSP et magistrats. « Cette année encore, nous avons fait l’état financier   de la tenue des différentes sessions pour l’année 2016-2017  et l’avons remis à qui de droit et nous attendons qu’on nous dise que les fonds sont disponibles et qu’on peut engager les dossiers », a-t-il fait savoir.

Pour terminer, le Procureur  a réitéré sa disponibilité à répondre à toute question qui relèverait de son ressort. Aussi a-t-il invité la presse à toujours aller à la source pour vérifier certaines informations avant de les publier au risque d’être poursuivie.

Colette DRABO

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