Décédée le 15 septembre 2024, l’épouse du Fondateur du groupe de presse les Editions “Le Pays” dont fait partie actuburkina.net, Fatimata Marie-Cynthia Franceline Sigué née Ouédraogo, a été conduite à sa dernière demeure ce 23 septembre. Elle repose désormais au cimetière municipal route de Saponé, à Ouagadougou.
Après la levée du corps au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo dans l’après-midi d’hier 22 septembre suivie de la veillée de prières dans la nuit, la dépouille mortelle de Mamam Marie-Cynthia Franceline Sigué, épouse du Fondateur du groupe de presse les Editions “Le Pays”, a été d’abord été transférée à l’église Notre Dame des apôtres de la Patte d’Oie, à Ouagadougou pour l’absoute. Là, parents, amis, proches et connaissances ont massivement effectué le déplacement pour implorer la Miséricorde du Tout-Puissant afin qu’il accorde son pardon à sa Fille et l’accueille dans son paradis céleste. Pour le père célébrant, la mort est une épreuve par laquelle il faut passer pour comprendre la vie.
“Elle sera toujours une angoisse pour l’Homme certes et quand elle est là, nous sommes déboussolés”, a-t-il affirmé avant de rassurer qu’elle “n’a pas de dernier mot sur la vie”. Pour lui, maman Marie-Cynthia Franceline n’est plus là physiquement mais “elle vit quelque part” parce que “nous croyons à la Vie éternelle”. A l’en croire, en priant pour nos défunts, c’est pour qu’ils puissent trouver la lumière éternelle et en retour, nous devons leur demander de parler à Jésus auprès de qui ils sont, et d’intercéder pour nous. Il a terminé en indiquant que la défunte ayant affirmé sa Foi à travers son baptême, “sera acclamée par les anges”.
Après l’absoute, le long cortège funèbre s’est dirigé au cimetière municipal route de Saponé. Là, les visages sont graves car c’est l’heure de l’ultime au revoir, de la séparation.
Mais avant, place aux témoignages, émouvants les uns que les autres. Pour une des belles filles de la défunte, Massara Sigué/Koné, “maman” était “une mère aimante, généreuse, altruiste, très câline”, toujours à l’écoute de sa famille et de toute personne ayant été en contact avec elle. “ Elle a eu beaucoup d’enfants dans les 4 coins du monde. En témoigne la présence de plusieurs de ces enfants venus de différents pays, de plusieurs villes du Burkina pour l’accompagner à sa dernière demeure. Elle était honnête et demandait cette honnêteté autour d’elle. Elle ne passait pas par quatre chemins pour te dire ce qu’elle pensait, dire les quatre vérités sans détours. Notre maman était d’une générosité exceptionnelle, elle était généreuse dans les sentiments, en amour, en dons et en masse. Amis, connaissances, tous ont bénéficié de sa générosité”, a déclaré Massara Sigué.
“Le dernier message qu’elle m’a transmis de son vivant, c’est “ma fille, ne soit plus triste, ne soit plus triste, on s’occupe bien de moi et je suis bien là où je suis. Je suis dans la joie du Seigneur. Il faut le faire savoir à tout le monde “, a confié Mme Sigué exhortant tous ceux et celles ayant connu et aimé la défunte à ne plus pleurer mais à prier pour elle. “C’est son dernier message qu’elle tenait à ce que je vous dise”, a -t-elle lancé à l’endroit de l’assemblée avant de traduire toute sa reconnaissante à sa “championne 5 étoiles, son amazone”. “Maman, je ne peux que te dire merci. Merci d’avoir été une mère pour tous ces enfants ici présents. Merci maman de nous avoir inculqués beaucoup de valeurs. Ta combattivité, ton dynamisme sans précédent nous manqueront à jamais. Merci pour cette voix que tu as été pour les sans-voix sur terre. Merci maman pour cette vie utile que tu as eu sur terre. Merci d’avoir été cette maman que tous aimeraient avoir”.
Noufou Niampa, frère adoptif du fondateur des Editions “Le Pays” qui a pris la parole au nom des époux, enfants, petits-enfants, frères et nombreux amis et proches, a rappelé cet adage africain qui dit qu’un homme n’est jamais 10, mais 9.
“ Cela signifie que vous avez eu des insuffisances. Mais à l’examen de votre parcours de vie, plusieurs faits marquants indiquent que vous avez plus tendu vers le 9 plus que vers le 0…La transition que vous venez de faire nous la ferons tous. Merci d’avance pour ce que vous ferez pour nous quand l’heure de notre programme de transition sonnera, puisque de là-bas, vous désormais une grande sœur, une mère et grand-mère pour nous qui sommes encore ici. Au revoir Très chère sœur, épouse, mère et arrière-grand-mère SIGUE née OUEDRAOGO Fatimata Cynthia Franceline. Votre corps est parti, mais votre âme reste vivante avec nous et nous serons en interaction dans les pensées et les prières. Que la Terre du Burkina que vous avez tant servi vous soit légère et que votre puissante âme progresse et rayonne pour l’éternité dans tous les royaumes de Dieu”, a conclut M. Niampa.
CD